Manuels bibliques : " Mes paroles sont Esprit et Vie "

D’après l’évangile de Jean, chapitre 6, verset 63

C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et Vie "

Préface

Un premier manuel présente l’Eglise Corps de Christ, l’Œuvre et les églises locales, les ministères dans l’Œuvre selon Ephésiens, chapitre 4, versets 7 à 16, des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des pasteurs (bergers) et docteurs (enseignants).

Le deuxième manuel apporte les principes de base de l’entrée dans l’église locale, ses ministères d’anciens, de diacres et de diaconesses.

Ensuite on y souligne quelle est la persévérance des disciples selon Actes, chapitre 2, verset 42.

Ils persévéraient :

1. Dans l’enseignement des apôtres.

Dans ce troisième manuel, nous continuons avec la persévérance :

2. Dans la communion.

3. Dans la fraction du pain.

4. Dans la prière.

Ceci nous oblige à développer, en partie, la vie du disciple en tant que membre de l’église locale.

Un quatrième manuel sur les dons spirituels selon 1 Corinthiens, chapitres 12, 13 et 14, et Romains, chapitre 12, est en préparation.

Ces études sont préparées, spécialement, pour l’enseignement biblique et de théologie décentralisé en Afrique francophone.

Privas, novembre 1983

A. Burkhardt

2. La communion

Actes, chapitre 2, verset 42 : " Ils persévéraient dans

LA COMMUNION

Le mot communion Koînônia se trouve 20 fois dans le Nouveau Testament.

Il est traduit : communion, communication, contribution, participation.

Pour mieux comprendre ce que signifie, pour nous, cette persévérance des premiers chrétiens de l’Eglise primitive, dans la communion, nous ne considérerons pas seulement le nom, mais aussi le verbe et les adjectifs qui s’y rapportent dans le texte original grec du Nouveau Testament.

Nous élargirons ainsi fortement notre vision, notre compréhension de ce qu’est la communion (Koînônia).

Il est traduit dans la Version Segond : 9 fois communion.

Actes, chapitre 2, verset 42 : " Ils persévéraient… dans la communion. "

1 Corinthiens, chapitre 1, verset 9 : " Dieu … nous a appelés à la communion de son Fils. "…

1 Corinthiens, chapitre 10, verset 16 : " La coupe…  la communion au sang de Christ. "… " … le pain… est la communion au Corps de Christ. "

Philippiens, chapitre 3, verset 10 : " Connaître Christ... et la communion de ses souffrances. "

1 Jean, chapitre 1, verset 3 : " Vous aussi soyez en communion avec nous. "

1 Jean, chapitre 1, verset 3 : " … notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. "

1 Jean, chapitre 1, verset 6 : " Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui et que… "

1 Jean, chapitre 1, verset 7 : " Si nous… nous sommes mutuellement en communion " et…. 

1 fois : Union.

Philippiens, chapitre 2, verset 1 : " S’il y a quelque union d’esprit "

1 fois : Communication.

2 Corinthiens, chapitre 13, verset 13 : " … la communication du Saint-Esprit ".

1 fois : Commun.

2 Corinthiens, chapitre 6, verset 14 : " qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? "

Traduction La Colombe : " ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? "

Ces douze textes où Koînônia se trouve, nous apportent cet enseignement.

La persévérance dans la communion avec le Fils, qui nous met en communion avec le Père par le Saint-Esprit.

Cette communion spirituelle nous met en communion les uns avec les autres, mais dans la lumière ; car Dieu est lumière et il n’y a pas de communion entre la lumière et les ténèbres.

La fraction du pain et la participation à la coupe nous mettent en communion avec le Corps et le Sang de Christ et nous invitent à une communion dans ses souffrances pour le Corps de Christ, l’Eglise (Colossiens, chapitre 1, verset 24 ; Philippiens, chapitre 3, verset 10).

Ce n’est jamais une communion en rédemption, en salut, (car Christ SEUL a souffert pour notre salut).

C’est une communion dans une vie sanctifiée, en ayant les sentiments qui étaient en Jésus-Christ (Philippiens, chapitre 2, versets 1 à 11).

Dans les 8 textes que nous voyons maintenant, nous allons élargir encore l’étendue de la communion (Philémon, verset 6).

" La part (Koînônia) que vous prenez à l’évangile. "

La communion s’étend à l’œuvre de Dieu, à l’évangélisation, à la mission, à l’expansion de l’Eglise.

La communion devient très pratique, elle devient une participation (Koînônia) à la fois efficace pour la cause de Christ, faisant reconnaître en nous, toute espèce de bien (Philippiens, chapitre 6).

Ainsi, nous pouvons " prendre part (Koînônia) à l’assistance destinée aux saints

(2 Corinthiens, chapitre 8, verset 4 - version Darby :" la grâce et la communion de ce service envers les saints. " … " Par une contribution (Koînônia) " en nous imposant nous-mêmes " une contribution (Koînônia) en faveur des pauvres parmi les saints " (Romains, chapitre 16, verset 26).

" Ils glorifient Dieu au sujet de votre obéissance à confesser l’évangile de Christ et la libéralité de votre communion (Koînônia) envers eux et envers tous " (2 Corinthiens, chapitre 9, verset 13 - version La Colombe).

C’est pourquoi Hébreux, chapitre 13, verset 16 nous exhorte à " ne pas oublier la bienfaisance et la libéralité (Koînônia).

L’apôtre Paul, après avoir reçu la révélation du mystère de l’Eglise, Corps de Christ, (Ephésiens, chapitre 3, versets 3 et 4 ; Galates, chapitre 1, versets 11 et 12), ne veut pas " courir en vain " ; il monte à Jérusalem exposer aux apôtres les plus considérés ce qu’il a reçu du Seigneur (Galates, chapitre 2, versets 1 et 2), alors Jacques, Céphas et Jean lui donnent " la main d’association (Koînônia), lire : " la main droite de la communion " (Galates, chapitre 2, verset 9).

Si les serviteurs de Dieu recherchent à se donner mutuellement " la main droite de la communion ", ils peuvent, avec plus de liberté, " annoncer les richesses incompréhensibles (ou insondables) de Christ, et mettre en lumière quelle est la dispensation (Koînônia), la communion du mystère caché de tout temps en Dieu " (Ephésiens, chapitre 2, versets 8 et 9).

Examinons maintenant le verbe KOINONEO.

Le verbe KOINONEO.

Le verbe Koînônéô : communier se trouve 8 fois dans le Nouveau Testament.

1. Romains, chapitre 12, verset 13 : " Pourvoyez (communiez) aux besoins des saints. "

2. Romains, chapitre 15, verset 27 : " car les païens ont eu part à leurs avantages spirituels. "

3. Galates, chapitre 6, verset 6 : " Que celui à qui l’on enseigne la Parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne " ou : Que celui à qui l’on enseigne la Parole communie par tous ses biens avec celui qui l’enseigne.

4. Philippiens, chapitre 4, verset 15 : … " aucune église n’entra en compte avec moi "… Ou : aucune église ne communia par ses comptes, avec moi. "

5. 1 Timothée, chapitre 5, verset 22 : " … ne participe pas aux péchés d’autrui " … ou : ne communie pas avec les péchés d’autrui "…

6. Hébreux, chapitre 2, verset 14 : " Les enfants participent (communient) au sang et à la chair, Christ de même, afin que… "

7. 1 Pierre, chapitre 4, verset 13 : " Réjouissez-vous au contraire, de LA PART que vous avez de communier aux souffrances de Christ… "

8. 2 Jean, chapitre 11 : " car celui qui dit : Salut (au séducteur) participe (communie) à ses œuvres. "

Les adjectifs : KOINONOS, KOININIKOS, et SUS KOINONIKOS.

Sont traduits : Participant – Partenaire – Compagnon – associé- communiant.

Matthieu, chapitre 23, verset 30 : " si nous avions vécu du temps de nos pères, nous n’aurions pas été leurs partenaires, leurs associés. "

Luc, chapitre 5, verset 10 : " Les associés de Simon… "

1 Corinthiens, chapitre 10, verset 18 : " participants à l’autel (en communion avec).

2 Corinthiens, chapitre 1, verset 7 : " si vous êtes participants aux souffrances, vous l’êtes aussi à la consolation. "

1 Timothée, chapitre 6, verset 18 : " Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, d’être partenaires afin de s’amasser… "

Philémon, verset 17 : " si tu me tiens pour ton compagnon ou associé… "

Hébreux, chapitre 10, verset 33 : " … étant associés ou participants à ceux dont la position est la même.

1 Pierre, chapitre 5, verset 1 : " et participant de la gloire qui doit être manifestée. "

2 Pierre, chapitre 1, verset 4 : … " vous deveniez participants de la nature divine, " ….

Maintenant : SUSKOINONIKOS.

Philippiens, chapitre 4, verset 14 : " cependant, vous avez bien fait d’être partenaire ou participants dans mes tribulations. "

Apocalypse, chapitre 1, verset 9 : " Moi, Jean, votre frère, votre partenaire ou votre participant à la tribulation… "

1. La communion en Dieu

Si nous sommes appelés à persévérer dans la communion, c’est qu’il y a une communion parfaite en Dieu.

Le Seigneur Jésus disait : " Le Père et moi nous sommes un ", " Le Père est en moi et je suis dans le Père " (Jean, chapitre 10, versets 30, 38).

" Toi, Père, tu es en moi et moi en toi " (Jean, chapitre 17, verset 21).

" Le Fils unique qui est dans le sein du Père " " Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure " (Jean, chapitre 1, verset 18 ; chapitre 3, verset 34).

Le Seigneur c’est l’Esprit.

" L’Esprit du Seigneur " - " Le Seigneur l’Esprit " (2 Corinthiens, chapitre 3, versets 17 et 18).

" Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole et le Père l’aimera ; nous viendrons à Lui et nous ferons notre demeure chez lui " (Jean, chapitre 14, verset 23).

2. Notre communion avec Dieu, par la communion du Fils, dans la communion du Saint-Esprit

Notre communion avec Dieu le Père ne peut venir que par la communion du Fils (Jean, chapitre 14, verset 6). " Nul ne vient au Père que par moi. "

" Dieu est fidèle, Lui qui nous a appelés à la communion de Son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur " (1 Corinthiens, chapitre 1, verset 9).

…. " demeure en Dieu et Dieu en Lui, et nous connaissons qu’Il demeure en nous par l’Esprit qu’Il nous a donné " (1 Jean, chapitre 3, verset 24).

" Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communication (communion) du Saint-Esprit, soient avec vous tous " (2 Corinthiens, chapitre 13, verset 13).

3. La communion de son Fils

L’Epitre aux Colossiens, chapitre 1, versets 12 à 23 nous montre clairement que la communion du Fils de Dieu, Jésus-Christ notre Seigneur, a pour base sa mort sur la Croix.

Dieu a tout réconcilié avec Lui-même " par sa mort dans le corps de sa chair " " en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix ". Lire également Ephésiens, chapitre 2, versets 11 à 18.

C’est pourquoi Paul dans Philippiens, chapitre 2, versets 1 à 11, nous dit : " s’il y a quelque communion de l’Esprit "… " ayez en vous les sentiments qui étaient en Christ. "

Ces sentiments, Jésus nous les communique en Jean, chapitre 12, versets 24 à 28.

" Il faut que le grain tombe en terre et meure " … " Celui qui aime sa vie la perdra, celui qui hait sa vie dans ce monde, la conservera pour la vie éternelle. "

Galates, chapitre 2, versets 20 à 22 : " J’ai été crucifié avec Christ et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. " ….

Romains, chapitre 8, versets 12 à 17 : Dans la communion de Son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur " nous ne sommes point redevables à la chair pour vivre selon la chair " conduits par l’Esprit de Dieu, nous sommes fils de Dieu. "

Jean, chapitre 14, verset 26 ; chapitre 16, versets 12 à 15. Vivant dans et par l’Esprit. Nous serons conduits, par Lui, dans toute la vérité. Il prendra ce qui est à Christ et nous l’annoncera.

Il nous annoncera les choses à venir. Ainsi, par le Saint-Esprit, notre communion sera avec le Père et son Fils Jésus-Christ (1 Jean, chapitre 1, verset 3).

Cette communion nous conduit dans :

4. La communion mutuelle

1 Jean, chapitre 1, versets 1 à 10 (lire tout le chapitre).

" Afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. " " Mais si nous marchons dans la lumière. "… " Nous sommes mutuellement en communion "… " et le sang de Jésus, Son Fils, nous purifie de tout péché. "

La Croix et le Sang de Jésus sont et restent toujours au centre de la communion.

La communion fraternelle entre croyants doit nous conduire " dans l’unité de la foi, la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ " (Ephésiens, chapitre 4, versets 13 à 16).

5. La communion dans l'affection fraternelle

S’il y a communion de l’Esprit, il y aura nécessairement affection fraternelle, entre croyants, entre églises locales, entre croyants et les conducteurs spirituels, entre serviteurs de Dieu.

Ceci se manifestant dans tous les domaines.

" Mais puisque celui qui nous a appelés est Saint, nous aussi soyons saints dans toute notre conduite, selon qu’il est écrit : " Vous serez saints, car je suis Saint " (1 Pierre, chapitre 1, versets 15 et 16).


3. La fraction du pain

Actes, chapitre 2, verset 42 : " Ils persévéraient " ….

Dans la fraction du pain

Introduction : 1 Corinthiens, chapitre 10 verset 11 nous dit que " les choses qui sont arrivées à Israël pour servir d’exemples, ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. "

(Hébreux, chapitre 8, verset 5) :" Lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes. "

Colossiens, chapitre 2, versets 16 et 17 : " c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps (la réalité) est en Christ. "

Ainsi, nous trouvons l’image, l’ombre de " la fraction du pain " dans l’histoire de la Pâque que l’Eternel ordonna aux Israélites de célébrer (Exode, chapitre 12).

Dans cette ordonnance, il y a deux choses très importantes : 

1°. Il fallait immoler " un agneau sans défaut " (versets 5 et 6).

2°. Prendre de son sang et en mettre sur les poteaux et le linteau de la porte des maisons où on mangera l’agneau (verset 7).

C’est la Pâque de l’Eternel, le passage de l’Eternel " cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Egypte et je frapperai… " (verset 12).

" Je suis l’Eternel. Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang, je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise " (verset 13).

Lire encore Exode, chapitre 12, versets 21 à 28.

Verset 27 : " Le peuple s’inclina et se prosterna. "

Verset 28 : " et les enfants d’Israël s’en allèrent, et firent ce que l’Eternel avait ordonné à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. "

Exode, chapitre 12, verset 38 : " une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux "…

Verset 41 : " toutes les armées de l’Eternel sortirent du pays d’Egypte. "

Verset 43 : " Voici une ordonnance au sujet de la Pâque : aucun étranger n’en mangera. "

Colossiens, chapitre 2, versets 16 à 17 : " c’était l’OMBRE des choses à venir, mais le CORPS (la réalité) est en CHRIST. "

L’OMBRE. Exode, chapitre 12, versets 5 et 6 : " un agneau sans défaut. "

LA REALITE (Jean, chapitre 1, verset 29 : " Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. "

1 Pierre, chapitre 1, versets 18 et 19 : " Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné dès avant la fondation du monde, manifesté à la fin des temps. "

L’OMBRE. Exode, chapitre 12, verset 7 : " Prendre de son sang… "

Exode, chapitre 12, verset 13 : " Le sang servira de signe… " :" je verrai le sang. "…

LA REALITE, Ephésiens, chapitre 1, verset 7. En Lui (Christ), nous avons la rédemption par son sang. La rédemption des péchés, selon la richesse de sa grâce… "

Colossiens, chapitre 1, versets 19 et 20 : " Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en Lui ; Il a voulu par Lui réconcilier tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix. " (Lire Ephésiens, chapitre 2, versets 13 à 18).

Apocalypse, chapitre 12, verset 11 : " Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau… "

Galates, chapitre 4, verset 4 : " Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé Son Fils, né d’une femme, né sous la loi. "

Etant né sous la loi, JESUS, notre Seigneur, Fils de Dieu, célèbre la Pâque.

Matthieu, chapitre 26, versets 17 à 29 ; Marc, chapitre 14, versets 12 à 25 ; Luc, chapitre 22, verset 7 à 20 ; Jean, chapitre 13, versets 18 à 32.

Le Seigneur en célébrant la Pâque, l’Ombre, institue la réalité, le repas du Seigneur, la fraction du pain. Il va s’offrir lui-même (Jean, chapitre 10, versets 15 à 18), devenir la réalité : NOTRE PAQUE.

La Pâque Juive était un mémorial et son but unique était la célébration du souvenir de la délivrance du joug de l’Egypte.

La fraction du pain est également un mémorial. Le Seigneur Jésus dit : Faites ceci en mémoire de moi (Luc, chapitre 22, verset 19 ; 1 Corinthiens, chapitre 11, versets 24 à 26).

Le but unique de la fraction du pain est la célébration du souvenir de notre délivrance du joug du péché, de notre salut par le sang de Christ.

Dans la célébration de la Pâque juive, on passait quatre fois la coupe. C’est après le passage de la deuxième coupe qu’on se partageait et distribuait l’agneau qui avait été immolé.

Le Seigneur Jésus a institué la fraction du pain après le passage de la deuxième coupe.

NOTRE PAQUE

1 Corinthiens, chapitre 5, versets 6 à 8 : " CAR CHRIST NOTRE PAQUE a été immolé. "

Ce passage dépasse de beaucoup le cadre du repas du Seigneur. Il nous présente toute la portée du sacrifice du Christ, notre Pâque.

Un peu de levain, de péché, fait lever toute la vieille pâte, notre vieille nature, notre chair, avec sa malice et sa méchanceté.

Nous devons célébrer chaque jour Christ notre Pâque, dans nos vies, en pâte nouvelle, nouvelle nature, nouvelle création en Christ, " avec des pains sans levain de la pureté et de la vérité " (2 Corinthiens, chapitre 5, verset 17 ; Ephésiens, chapitre 4, versets 19 à 24 ; Colossiens, chapitre 3, versets 9 et 10).

L’apôtre Paul dans 1 Corinthiens, chapitre 10, versets 1 à 5 reprend l’image, l’ombre concernant Israël : " Qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel qui les suivait, et ce rocher était CHRIST. "

Le Seigneur Jésus lui-même, avant d’instituer " la fraction du pain ", le symbole auquel nous devons participer, rappelle " l’ombre " de l’Ancien Testament, les expériences d’Israël et se représente Lui-même comme étant la " réalité. "

Jean, chapitre 6, versets 47 à 63 : Jésus dit : " Vos pères ont mangé la manne dans le désert (verset 49). "

" Je suis le pain de vie. " " Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. " " Si quelqu’un mange ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est ma chair que je donnerai pour la vie du monde. " " Celui qui mange ma chair, et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui… " " Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ? "

C’est incompréhensible à l’homme naturel non régénéré, mais révélé par l’Esprit à l’homme né de nouveau (1 Corinthiens, chapitre 2, verset 14 ; chapitre 2, verset 10).

Jean, chapitre 6, verset 63 : " … C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les Paroles que je vous ai dites sont ESPRIT et VIE. "

Cette introduction à l’institution de la fraction du pain doit nous conduire dans une expérience journalière avec Christ notre Pâque, qui a été immolée une fois pour toutes pour notre rédemption.

Chaque jour, nous devons nous nourrir de LUI et nous abreuver de sa VIE. Ces paroles sont ESPRIT et VIE.

Alors seulement, nous pourrons nous approcher de la table du Seigneur, rompre le pain et prendre la coupe dans une pleine communion avec Christ, notre Seigneur, Chef suprême de l’Eglise qui est Son Corps, et dans une communion réelle avec les membres de Son Corps.

L’institution

Luc, chapitre 22, versets 19 à 20 : " Faites ceci en mémoire de moi. "

1 Corinthiens, chapitre 11, verset 23 : " Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. "

Le Seigneur Jésus donne un ordre : " Faites ceci en mémoire de moi. " Il constitue ainsi un mémorial qui sera au travers des siècles une annonce de la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il revienne (1 Corinthiens, chapitre 11, verset 26).

Paul dit : " J’ai reçu du Seigneur. " Il y a dans l’enseignement de Paul concernant la fraction du pain, une révélation, un ordre, un commandement reçu du Seigneur.

Comme il y a un commandement du Seigneur concernant le baptême, l’immersion dans l’eau, il y en a un concernant le mémorial de la fraction du pain, de la table du Seigneur.

Dès Actes, chapitre 2, verset 46, nous voyons que les disciples " rompaient le pain dans les maisons. "

Les églises locales de Jérusalem se réunissaient dans des maisons. Ensuite, partout où des églises étaient établies, elles suivaient le même principe (Romains, chapitre 16, verset 5 ; 1 Corinthiens, chapitre 16, verset 19 ; Colossiens, chapitre 4, verset 15 ; Philippiens, chapitre 2).

Donc il est normal que la fraction du pain se fasse dans les maisons.

A Jérusalem, ils rompaient le pain tous les jours, jusqu’au moment de la dispersion par la persécution.

A Troas, Actes, chapitre 20, versets 7 à 12, l’église se réunissait dans une maison, dans une chambre au troisième étage.

Nous lisons : " le premier jour de la semaine (et non pas le samedi, le sabbat), nous étions réunis pour rompre le pain. "

Dans les églises primitives, le rassemblement du premier jour de la semaine était centré sur : la fraction du pain.

Nous allons maintenant prendre le texte de 1 Corinthiens, chapitre 11, versets 17 à 22, 33 à 34, puis de 23 à 32.

Les versets 17 à 22 et 33 à 34, nous montrent que la fraction du pain se faisait pendant un repas, une agape fraternelle.

Il a fallu les divisions, les sectes au sein de l’église de Corinthe et le désordre dans les agapes pour que nous sachions que c’était pendant un repas que les chrétiens, réunis, rompaient le pain.

Malheureusement, le désordre dans les agapes a gagné d’autres églises.

C’est ce qui aurait poussé les églises à supprimer l’agape pour ne garder que le mémorial, la fraction du pain.

Nous nous posons la question de savoir si, pendant la dernière heure de la grâce, le Seigneur ne va pas conduire les croyants à revivre " les églises maisons " et en même temps reprendre le repas en commun, l’agape fraternelle des premiers chrétiens.

1 Corinthiens, chapitre 11, versets 23 à 32.

Versets 24 et 25 : " Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous. " " Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. "

Nous avons vu dans Jean, chapitre 6, versets 54 et 63, qu’il n’est pas question de manger la chair et de boire le sang, au sens littéral, c’est tout à fait hors de question.

" C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. " Ces paroles sont Esprit et Vie.

Au verset 27, il est dit : " celui qui mangera du pain et qui boira la coupe du Seigneur …"

Versets 24 et 25 : " Faites ceci en mémoire de moi. " C’est le MEMORIAL.

Verset 26 : " Vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne. "

C’est L’ANNONCE.

1. de la source de notre salut : Sa mort

2. de l’espérance glorieuse de : Son retour.

Il y a également dans la fraction du pain une annonce de la grâce pour les non-croyants présents au culte, c’est pourquoi nous pensons que c’est une erreur de leur demander de sortir avant la fraction du pain.

C’est pourquoi nous aimons nous remémorer chaque premier jour de la semaine, le fondement de notre foi, " la mort du Seigneur ". Et le proclamer jusqu’à son retour.


Discipline personnelle

(1 Corinthiens, chapitre 11, versets 23 à 32)

Verset 27 : " C’est pourquoi celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur INDIGNEMENT, sera COUPABLE envers le corps et le sang du Seigneur. "

Il est donc possible de prendre part à la fraction du pain indignement et d’être coupable envers le Seigneur.

Verset 29 : " Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, MANGE ET BOIT UN JUGEMENT CONTRE LUI-MEME. "

Versets 30 à 32 : Nous voyons qu’à Corinthe, le jugement du Seigneur frappait ce qui se rendaient coupables en venant à la table du Seigneur indignement. Veillons afin que Dieu n’ait pas à agir de même au milieu de nous.

Versets 28 et 31 : " Que chacun donc s’éprouve soi-même "-" Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. "

Le chrétien, l’enfant de Dieu, doit donc s’éprouver, se juger. Il doit exercer une discipline sur lui-même et spécialement en rapport avec la fraction du pain.

1 Jean, chapitre 1, verset 8 ; chapitre 2, verset 1 nous donne le chemin à suivre dans cette discipline personnelle.

" Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n’est point en nous. "

Oui, malheureusement, il nous arrive de succomber dans la tentation. Mais, alors, " nous avons un avocat auprès du Père… " 

Ce qui est très grave, c’est non seulement de tomber dans la tentation, mais de VIVRE DANS LE PECHE, demeurer dans l’interdit, et malgré cela s’approcher de la table du Seigneur, c’est attirer le jugement de Dieu sur soi.

La discipline exercée par les anciens

Pour ceux qui ne se disciplinent pas eux-mêmes, le Seigneur donne ordre aux anciens (Actes, chapitre 20, versets 17, 28 à 31).

Tout d’abord de "veiller sur eux-mêmes, et sur TOUT LE TROUPEAU sur lequel le Saint-Esprit les a établis surveillants. "

1 Timothée, chapitre 3, verset 15 : Le serviteur de Dieu doit " savoir comment se conduire dans la Maison de Dieu qui est l’Eglise du Dieu vivant, colonne et appui de la vérité. "

1 Corinthiens, chapitre 5, versets 1 à 5 : L’apôtre Paul reproche aux anciens de Corinthe de ne pas être intervenus dans un cas d’impudicité. " Que celui qui a commis cet acte fut ôté du milieu de vous (verset 13). " Otez les méchants du milieu de vous. "

Plus tard, 2 Corinthiens, chapitre 2, versets 5 à 11, l’apôtre Paul rappelle aux Corinthiens que si un homme a été jugé, qu’un châtiment lui a été infligé, ils doivent lui pardonner, le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive (ces déclarations attestent qu’il y a eu repentance sous le jugement).

2 Corinthiens, chapitre 12, versets 20 et 21. Ici encore Paul écrit aux Corinthiens avec une grande fermeté pour que le péché soit jugé et que la Sainteté règne parmi les croyants. Paul n’accepte aucun compromis (1 Timothée, chapitre 18, verset 20).

Discipline envers ceux qui vivent dans le désordre (2 Thessaloniciens, chapitre 3, versets 6 à 15).

Attitude à maintenir nous-mêmes (1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 9 à 11).

Attitude envers ceux qui causent des divisions, des scandales (Romains, chapitre 16, versets 17 à 20 ; Tite, chapitre 3, versets 9 et 10).

Attitude envers l’esprit d’Antéchrist (1 Jean, chapitre 2, versets 18 à 23 ; chapitre 4, versets 1 à 6).

Les différends entre frères (1 Corinthiens, chapitre 6, versets 1 à 9).

Les différends entre frères doivent être jugés, au sein des églises locales par des frères sages, remplis du Saint-Esprit. C’est déjà un défaut d’avoir des procès entre croyants, mais plus grave encore de plaider devant les injustes et non devant les saints.

Ne faut-il pas plutôt souffrir quelque injustice, voire se laisser dépouiller ?

Les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu.

Les divisions, les sectes (1 Corinthiens, chapitre 11, versets 17 à 19).

Verset 17 : L’apôtre Paul souligne le danger de se réunir, de s’assembler non pour devenir meilleurs mais pour devenir pires.

Verset 18 : … " Il y a parmi vous des divisions. "

Le mot division SKISMA se trouve 8 fois dans le Nouveau Testament.

Tout d’abord dans Matthieu, chapitre 9, verset 16, et Marc, chapitre 2, verset 21, où il est traduit " déchirure ".

Une division est une déchirure au sein du peuple de Dieu.

Dans Jean, chapitre 7, verset 43 ; chapitre 9, verset 16 ; chapitre 10, verset 19, il y a divisions parmi les juifs au sujet de JESUS et de son enseignement.

Aujourd’hui encore, il y a des divisions, les uns sont pour et les autres sont contre JESUS, son enseignement et surtout son œuvre parfaite de salut sur la croix.

Les trois autres passages sont de l’apôtre Paul.

1 Corinthiens, chapitre 1, verset 10 : " Une exhortation à tenir un même langage et à ne point avoir de division " …..

Puis notre texte de 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 18 : " Il y a parmi vous des divisions. "

Le dernier texte, 1 Corinthiens, chapitre 12, verset 25.

Au centre de l’exposé sur l’Eglise, Corps de Christ, dont nous sommes tous membres, membres les uns des autres, ne pouvant dire à un autre membre : je n’ai pas besoin de toi.

Mais qu’au contraire les membres aient soin des uns des autres, souffrant ensemble, se réjouissant ensemble.

Alors Paul déclare " afin qu’il n’y ait pas de divisions dans le Corps. "

Revenons au texte de : 

1 Corinthiens, chapitre 11, versets 17 à 19 : L’avertissement de Paul quand il reçoit la nouvelle de divisions parmi les Corinthiens : " Je le crois en partie. "

L’apôtre sait que lorsque des bruits courent, il y a toujours exagération, il faut attendre de connaître les deux côtés du conflit.

Verset 19 : " Il faut qu’il y ait des sectes parmi vous afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus. "

Y a-t-il contradiction dans les déclarations de 1 Corinthiens, chapitre 1, verset 10 et chapitre 12, verset 25 : " qu’il n’y ait pas de divisions " (SKISMA) et 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 19 : " Il faut qu’il y ait des sectes (AIRESEIS) " ? Non il y a là deux choses bien différentes, les divisions, ce sont des déchirures, des disputes, des jalousies, concernant des personnes et des enseignements (voir : 1 Corinthiens, chapitre 1, versets 11 à 13 ; chapitre 3, versets 1 à 8 ; chapitre 4, verset 5).

Sectes (AIRESEIS) se trouve 9 fois dans le Nouveau Testament :

Actes, chapitre 5, verset 17 ; chapitre 15, verset 5 ; chapitre 24, verset 5 ; chapitre 24, verset 14 ; chapitre 26, versets 5 ; chapitre 28, verset 22 ; 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 19 ; Galates, chapitre 5, verset 20 ; 2 Pierre, chapitre 2, verset 1).

Mais lorsqu’il s’agit de sectes, c’est la doctrine de la foi qui est discutée.

Il y a les "pour " et les " contre " et cela peut aller plus loin jusqu’à l’hérésie.

Mais c’est afin que les approuvés, ceux qui persévèrent dans l’enseignement des Apôtres, dans la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes, (Jude, verset 3), soient reconnus comme tels, au milieu de vous.

Selon Matthieu, chapitre 18, versets 15 à 18, nous voyons qu’il y a une discipline que chaque croyant doit exercer envers son frère qui a péché. Mais nous devons le faire selon l’ordre donné.

1. " entre toi et lui seul "

2. " toi et une ou deux personnes "

3. " s’il refuse de les écouter, dis-le à l’église… "

4. " s’il refuse d’écouter l’église, qu’il soit pour toi comme un païen… "

Exerçons la discipline dans l’amour de Christ (Ephésiens, chapitre 4, versets 31 à 32 ; Galates, chapitre 6, versets 1 et 2).

Qui doit présider à la fraction du pain et rompre le pain ?

L’église étant conduite par un conseil d’anciens (Actes, chapitre 20, versets 17 et 28), il est normal que ce soit un des anciens qui préside et rompe le pain.

Toutefois, soulignons qu’aucun texte des Ecritures ne nous précise qu’il faut que ce soit un serviteur de Dieu établi comme ancien qui doive nécessairement rompre le pain et que dans un rassemblement au sein duquel il n’y a pas de serviteur de Dieu, on doive s’abstenir de rompre le pain.

Nous croyons qu’un simple disciple vivant dans la sanctification et l’onction du Saint-Esprit peut rompre le pain et célébrer le mémorial du repas du Seigneur avec des frères et sœurs, mais que ce ne soit pas dans un esprit d’insoumission aux anciens, de divisions ou de disputes.

Nous pouvons dire la même chose quant au baptême. Il n’est pas nécessaire d’avoir été établi dans un ministère particulier pour être autorisé à baptiser.

Il est normal que ce soit des serviteurs de Dieu qui baptisent, exemple de Philippe l’évangéliste (Actes, chapitre 8, versets 12 et 38).

Mais au chapitre 9 des Actes, nous voyons que le Seigneur choisit un disciple nommé Ananias, donc un simple croyant (verset 10), Ananias va, il impose les mains à Saul pour le baptême dans le Saint-Esprit, pour qu’il recouvre la vue et ensuite il le baptise (versets 17 à 19).

Il n’y a dans l’Eglise, Corps de Christ, ni clerc, ni laïc, mais des membres qui, en bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, mettent au service des autres les dons qu’ils ont reçus (1 Pierre, chapitre 4, verset 10).

Il faut naturellement, constamment rechercher les directions du Saint-Esprit et ne pas agir selon la chair (Jean, chapitre 6, verset 63).

Conclusion

Participer à la fraction du pain, c’est s’approcher de la table du Seigneur. Seuls ses disciples, les siens, ceux qui dans la repentance et la foi l’ont accepté comme unique sauveur, sont appelés à y participer.

Ils sont nés de nouveau et peuvent annoncer sa mort jusqu’à ce qu’Il revienne.

Mais en Matthieu, chapitre 28, verset 19, il y a un commandement : " Allez, faites de toutes les nations des disciples, LES BAPTISANT… "

Au travers de tout le livre des Actes des Apôtres, nous voyons que ceux qui croyaient étaient immédiatement baptisés.

Par le baptême, symbole de la mort et de la résurrection avec Christ, le croyant atteste sa rupture d’avec le passé et son entrée dans une vie nouvelle.

L’église locale répond à cet engagement en l’invitant à la fraction du pain, l’acceptant comme membre du Corps de Christ.

L’ordre biblique des symboles est BAPTEME et ensuite FRACTION DU PAIN.


La dîme et les offrandes

Selon Actes, chapitre 20, verset 7, les chrétiens se réunissaient chaque premier jour de la semaine pour rompre le pain.

1 Corinthiens, chapitre 16, versets 1 et 2 nous dit : " Que chacun de vous le premier jour de la semaine, mette à part, chez lui, ce qu’il pourra selon sa prospérité. "

Nous croyons que la dîme et les offrandes sont liées à la fraction du pain.

Quant aux offrandes, les chrétiens sont généralement tous d’accord ; mais quant à la dîme, nombreux sont ceux qui objectent que nous ne sommes plus sous la loi et que la dîme est une institution de la loi.

Admettons un instant que la dîme soit une institution de la loi mosaïque. La grâce en Jésus-Christ n’est-elle pas " une alliance plus excellente ", qui a été établie sur " de meilleures promesses " (Hébreux, chapitre 7, verset 22 ; chapitre 8, verset 6).

Nous sommes tous d’accord que la grâce est bien supérieure, plus excellente que la loi. Seulement, en ce qui concerne la dîme, non ! Nous ne sommes plus d’accord !

De toute façon, si la dîme est une institution de la loi, (Lévitiques, chapitre 27, versets 30 à 34 ; Nombres, chapitre 18, versets 21 à 32) ; le principe de la dîme est antérieur à la loi.

Abraham, le père des croyants, notre père à tous, (Galates, chapitre 3, verset 7 et Romains, chapitre 4, verset 16) a donné la dîme de tout à Melchisedek.

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donne la dîme du butin, ce Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu (Genèse, chapitre 14, versets 17 à 24).

Voyons ensemble l’enseignement de ce passage dans la vie d’Abraham, écrit pour notre instruction (1 Corinthiens, chapitre 10, verset 11)

Genèse, chapitre 14, au verset 17 : " Après qu’Abram fut revenu vainqueur de "

Abraham homme de foi (Hébreux, chapitre 11, versets 8 à 10), vit et marche en vainqueur.

Nous aussi, nous devons être des vainqueurs (1 Jean, chapitre 2, versets 13 et 14 ; chapitre 5, versets 3 à 5 ; Apocalypse, chapitre 12, verset 11 ; Apocalypse, chapitre 2, versets 7, 11, 17, 26 ; chapitre 3, versets 5, 12, 21).

Verset 18 : " Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin. "

1 Corinthiens, chapitre 11, versets 23 à 26 : " … Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain…. Il prit la coupe. "

" Melchisédek…. rendu semblable au Fils de Dieu " (Hébreux, chapitre 7, verset 3).

Nous voyons donc dans ce passage de Genèse, chapitre 14, notre divin Melchisédek, JESUS, prenant le pain et la coupe, la fraction du pain.

Verset 19 : " Il bénit Abram ". Il y a une bénédiction certaine dans la fraction du pain.

Verset 20 : " Béni soit le Dieu Très-haut " le Tout-Puissant est exalté dans cette rencontre.

" Faites ceci en mémoire de MOI "…. Christ, Chef suprême de l’Eglise doit être exalté dans la fraction du pain.

" … qui a livré tes ennemis entre tes mains " Abram arrive en vainqueur (verset 17). " Le Très-haut a livré ses ennemis entre ses mains " (verset 20). Abram est béni par Melchisédek (verset 29), et le Très-haut est exalté (verset 20).

Verset 20 : " ET ABRAM LUI DONNA LA DIME DE TOUT. "

La victoire d’Abram, la rencontre avec Melchisédek, l’apport du pain et du vin, sa bénédiction et l’exaltation du Très-haut, sont liés à " ET ABRAM LUI DONNA LA DIME DE TOUT. "

Rappelons-nous que ce passage commence par : " Après qu’Abram fut revenu vainqueur " (verset 17), c’est alors qu’il y a l’intervention de Melchisédek et tout ce que nous venons de voir.

Don total, pleine bénédiction pour Abram, dîme de tout pour Melchisédek. Cette rencontre est une intervention du Très-haut qui prépare Abram à une autre rencontre.

Verset 17 : " Le roi de Sodome sortit à sa rencontre "…. Le roi de Sodome est une image du prince de ce monde, Satan.

Verset 21 : " Le roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends pour toi les richesses. "

Satan est le séducteur, le menteur, (Apocalypse, chapitre 12, verset 9 ; Jean, chapitre 8, verset 44 ; 1 Jean, chapitre 2, verset 26) pour être ensuite notre accusateur (Apocalypse, chapitre 12, verset 10).

Il reste le même, sa stratégie ne change pas. Ce qui l’intéresse, ce sont les personnes, les âmes.

Il veut en entrainer le maximum avec lui dans le feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

Matthieu, chapitre 25, verset 41 ; Apocalypse, chapitre 20, verset 10, mais une multitude d’âmes sont jetées dans l’étang de feu parce qu’elles ont écouté et suivi Satan (Apocalypse, chapitre 20, verset 14).

Le Seigneur Jésus nous avertit, (Luc, chapitre 12, versets 16 à 21 ; Marc, chapitre 8, verset 36).

La recherche des richesses conduit à la perte de l’âme.

Versets 22 à 24 : Abram répond : " Je lève la main vers l’Eternel, le Dieu Très-haut, Maître du ciel et de la terre. "

Sa communion vivante et entière avec Melchisédek lui donne force et autorité pour prendre position face à l’ennemi.

" Je ne prendrai RIEN de tout ce qui est à toi, pas même un fil, ni un cordon de soulier, afin que tu ne dises pas : j’ai enrichi Abram. "

" RIEN POUR MOI "

Voilà la grande victoire d’Abram, le vainqueur.

Vainqueur sur ses ennemis, vainqueur avec le Seigneur, il est vainqueur sur Satan.

Si nous sommes TOUT POUR CHRIST, nous n’accepterons RIEN DE SATAN.

C’est là ce que chaque chrétien, chaque racheté, chaque enfant de Dieu devrait VIVRE.

Lire : Romains, chapitre 12, versets 1 et 2 ; Marc, chapitre 8, versets 34 et 35 ; Jean, chapitre 12, versets 25 et 26 ; 1 Jean, chapitre 2, versets 15 à 17 ; 2 Corinthiens, chapitre 5, versets 14 et 15 ; Galates, chapitre 5, versets 24 et 25 ; Philippiens, chapitre 3, versets 7 et 8.

Nous ne devons plus vivre pour nous-mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous.

Nous voyons que notre participation à la vie de notre église locale, des églises sœurs dans le besoin et la part que nous prenons dans l’Œuvre, dans l’expansion de l’Eglise Corps de Christ est étroitement liée à notre vie spirituelle, à notre victoire sur le péché, sur les puissances des ténèbres, sur Satan et sur nous-mêmes.

En vainqueur, nous donnerons LA DIME et en plus des offrandes volontaires données avec joie, et conscients que nous agissons selon une loi spirituelle des semailles.

" Celui qui sème peu, moissonnera peu, celui qui sème abondamment moissonnera abondamment " (2 Corinthiens, chapitre 9, versets 6 à 15).

En conclusion, nous devons nous arrêter à Malachie, chapitre 3, versets 7 à 10.

Versets 7 et 8 : Dans ces versets, nous avons un reproche de Dieu : " Vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez pas observées. "

Un appel : " Revenez à Moi, et Je viendrai à vous. " Puis une question des croyants : En quoi devons-nous revenir ? En quoi t’avons-nous trompé ?

Une réponse précise : " DANS LES DIMES ET LES OFFRANDES. "

Verset 9 : C’est la nation tout entière qui est frappée, parce que la nation tout entière trompe Dieu.

Nous constatons que la désobéissance en ce qui concerne la dîme et les offrandes est générale au sein du peuple de Dieu.

Mais d’autre part, il est heureux de voir des églises, des communautés qui reviennent au Seigneur, entrant dans les lois spirituelles des semailles et de la moisson en pratiquant la dîme et les offrandes, librement et dans la joie.

Verset 10 : " Apportez à la maison du trésor (dans les églises et dans l’Œuvre, évangélisation, mission), TOUTES LES DIMES.

Dieu nous appelle à le mettre de la sorte, (par nos dîmes et nos offrandes) à l’épreuve.

Il nous promet que : Nous verrons les écluses des cieux s’ouvrir et la bénédiction se répandre sur nous en abondance.

Nous pouvons affirmer après de longues années d’expérience dans ce domaine, OUI, C’EST VRAI. Alléluia.

Le culte

Actes, chapitre 20, verset 7 : " Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. " " pour rompre le pain ", cela signifie faire ceci en mémoire de Jésus-Christ mort pour nous sur la croix.

C’est donc lui apporter notre reconnaissance, c’est lui rendre un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte (Hébreux, chapitre 12, verset 28).

" Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en Esprit et en Vérité " (Jean, chapitre 4, verset 24).

" En Esprit ". Il faut être né de nouveau, né de Dieu, né de l’Esprit de Dieu (Jean, chapitre 4, versets 12 et 13, chapitre 3, versets 3 à 7).

Car " si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas " (Romains, chapitre 8, verset 9).

Nous rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, nous qui nous glorifions en Jésus-Christ et qui ne mettons point notre confiance en la chair (Philippiens, chapitre 3, verset 3).

" En vérité ". Au nom de JESUS qui est la Vérité (Jean, chapitre 14, verset 6). Selon la Parole de Dieu qui est la Vérité (Jean, chapitre 17, verset 17), et par le Saint-Esprit qui est la Vérité (Jean, chapitre 16, verset 13).

Rendre un culte à Dieu, c’est offrir à Dieu, c’est s’offrir à Dieu, c’est lui offrir nos corps, c'est-à-dire notre être tout entier (Romains, chapitre 12, verset 1 ; 1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 23).

On ne va pas " au culte ", on va le premier jour de la semaine " rendre un culte à Dieu. "

On ne va pas au culte, vide et sans force pour recevoir un message qui va nous redonner courage, des forces pour tenir quelques jours.

On va rendre un culte à Dieu parce que nous sommes remplis de Christ, renouvelés par le Saint-Esprit et débordants de reconnaissance envers notre Dieu, notre Sauveur, et Seigneur.

Nous allons au sein de l’assemblée, du rassemblement des saints, des croyants de l’église locale " offrir pour sacrifice à Dieu des actions de grâces et glorifier Dieu (Psaumes, chapitre 50, versets 14, 23).

Nous verrons plus loin qu’à côté de la fraction du pain, de la louange, des actions de grâces et de l’adoration, il peut y avoir un message, des prophéties, des manifestations de dons spirituels, tout cela pour l’édification de l’église (1 Corinthiens, chapitre 14, verset 12).


Les rassemblements. Que faire ?

1 Corinthiens, chapitre 14, versets 26 à 40.

Verset 26 : " Que faire donc frères ? Il y a donc une façon de se réunir, il y a un principe de rassemblement, il est souple, car il faut toujours laisser la liberté au Saint-Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté " (2 Corinthiens, chapitre 3, verset 17).

Liberté de l’Esprit oui, mais pas liberté de faire n’importe quoi, n’importe comment selon la chair (Galates, chapitre 3, verset 3 ; chapitre 4, verset 9).

La liberté de l’Esprit est liée à la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ … afin que nous marchions, non selon la chair mais selon l’Esprit " (Romains, chapitre 8, versets 2 à 4).

Verset 37 : "… qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur ". Donc ce qui nous est enseigné dans ce passage (comme partout ailleurs dans la Parole de Dieu) est un commandement du Seigneur.

Verset 26 : " Les uns ou les autres parmi vous "…

Cette expression met en évidence le sacerdoce universel des croyants :

Vous, croyants, enfants de Dieu, " vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis afin que vous annonciez… " (1 Pierre, chapitre 2, verset 9).

" Vous-même, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce " (1 Pierre, chapitre 2, verset 5).

" A celui… qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père " (Apocalypse, chapitre 1, versets 5 et 6).

Dans ces affirmations, nous voyons le non-fondé de la distinction que l’on fait dans certains milieux entre le clergé, le pastorat et les laïcs.

Il n’y a aucun appui dans la Parole de Dieu pour la séparation entre " clercs " et " laïcs. "

Mais la Parole de Dieu nous enseigne par contre qu’il y a diversité de dons, diversité de ministères, diversité d’opérations " (ou d’énergies) ", à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune (1 Corinthiens, chapitre 12, versets 4 à 7).

Malgré une grande diversité de dons, de ministères et d’énergie, nous restons tous frères et sœurs en Christ.

Verset 26 : " Les uns ou les autres parmi vous ont-ils… ? Comment les uns ou les autres peuvent-ils avoir quelque chose à communiquer à l’assemblée ?

Au chapitre 12, verset 18, nous lisons : " Un seul et même Esprit énergise toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme Il veut. "

C’est donc, poussés, conduits par le Saint-Esprit que les membres de l’église locale, rassemblés, peuvent apporter quelque chose pour " l’édification de l’église " (1 Corinthiens, chapitre 14, verset 12).

Il ne s’agit pas d’apporter ce qu’on peut avoir de soi-même.

" Car nous ne sommes pas capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité au contraire vient de Dieu " (2 Corinthiens, chapitre 3, verset 5).

" Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu " (1 Pierre, chapitre 4, versets 10 et 11).

Un cantique

Il est étonnant de trouver le chant en première place. En Israël et dans les églises primitives, on donnait une grande place au chant.

Nous devons être remplis du Saint-Esprit, et si nous le sommes, nous nous entretiendrons par des psaumes, des hymnes et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout notre cœurs les louanges du Seigneur … (Ephésiens, chapitre 5, versets 18 à 21).

Nous devons, également, nous instruire et nous exhorter les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans nos cœurs sous l’inspiration de la grâce (Colossiens, chapitre 3, verset 16).

Paul nous exhorte à nous entretenir, nous instruire, nous exhorter les uns les autres par nos chants. En même temps, nous célébrons de tout notre cœur les louanges du Seigneur, chantant à Dieu sous l’inspiration de la grâce.

Ce qui était vrai dans les églises du premier siècle, l’est encore plus pour celles du vingtième siècle. En Afrique, spécialement dans nos églises de Bangui et du Centrafrique, les chrétiens chantent beaucoup ? au minimum une demi-heure) à chaque rassemblement.

Les passages mentionnés ci-dessus divisent les chants en trois catégories : 1) Psaumes, 2) Hymnes, 3) Cantiques spirituels.

Des Psaumes 

Ce sont les psaumes des Saintes Ecritures qu’Israël chantait dans les synagogues et lors des fêtes solennelles au Temple. Ces psaumes étaient chantés dans les rassemblements du temps des apôtres et le sont encore maintenant dans certaines églises.

Des hymnes

Ce sont les cantiques que nous avons dans nos recueils. Composés par des croyants sur des mélodies les plus variées. Il est bon d’apporter périodiquement un apport de nouveaux cantiques, ou hymnes, et de les chanter avec des mélodies nationales.

Chaque pays, chaque ethnie a ses chants folkloriques qui reflètent sa culture, ses sentiments profonds.

Il est nécessaire que, de plus en plus, la culture africaine prenne sa place dans l’hymnologie de nos églises.

Des cantiques spirituels

Dans 1 Corinthiens, chapitre 14, verset 15, nous lisons : … " je chanterai par l’Esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence. "

Chanter avec l’intelligence, c’est chanter des psaumes et des hymnes.

Chanter par l’Esprit, c’est chanter un cantique spirituel. Le cantique spirituel est un cantique donné spontanément par le Saint-Esprit ; un cantique spontanément par le Saint-Esprit ; un cantique jamais chanté auparavant, c’est une inspiration du moment, en langue, puis interprété, ou toute l’assemblée se joint au cantique et chante, en langue sans interprétation.

Quelqu’un a-t-il un cantique, signifie quelqu’un reçoit-il un cantique par l’Esprit, un cantique spirituel, " que ce soit pour l’édification. "

Donc, " les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique " ne signifie pas que nous puissions les uns après les autres indiquer le numéro d’un cantique préféré dans notre recueil de chants.

Une insctruction

Il s’agit ici d’un message qu’un frère a reçu du Seigneur au cours de ses méditations personnelles de la Parole de Dieu, il l’apporte à ses frères et sœurs de l’église pour leur édification.

L’apôtre Paul, de passage à Troas a communiqué une instruction abondante avant la fraction du pain (Actes, chapitre 20, verset 7), et après la fraction du pain, il parle encore longtemps jusqu’au jour (verset 11).

Ceci est exceptionnel, c’est un apôtre qui est de passage et qui a beaucoup de choses à apporter aux croyants, aux disciples.

Il est préférable de ne pas prolonger l’instruction afin de ne pas lasser l’auditoire.

Si le message est donné dans l’onction de l’Esprit, le temps ne compte pas.

Dans notre texte de Actes, chapitre 20, versets 1 à 12, nous voyons qu’on peut apporter une instruction avant et après la fraction du pain. " C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites " (1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 11).

Une révélation

Dans 1 Corinthiens, chapitre 2, versets 6 à 16, l’apôtre Paul nous fait un exposé de la sagesse humaine.

L’esprit de l’homme ne peut connaître que la sagesse humaine. La sagesse de Dieu nous est révélée par l’Esprit.

Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée… c’est l’Esprit qui nous révèle les profondeurs de Dieu.

L’homme naturel, l’homme psychique, non régénéré ? ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu.

L’homme spirituel, régénéré, né de nouveau, au contraire discerne tout.

Une révélation vient donc de l’Esprit de Dieu.

L’apôtre Paul a prié pour que Dieu nous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance… (Ephésiens, chapitre 1, versets 17 et 18).

Donc avoir une révélation, c’est recevoir une parole pour l’assemblée qui nous est donnée directement par le Saint-Esprit.

Une révélation est différente d’une prophétie. Dans la prophétie, les paroles sont inspirées. Dans la révélation, la pensée est inspirée.

Paul dit que c’est d’après une révélation qu’il monta à Jérusalem (Galates, chapitre 2, verset 2). Il fait encore la distinction entre la révélation et la prophétie dans 1 Corinthiens, chapitre 14, verset 6 : " … de quelle utilité vous serais-je, … si je ne vous parlais par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine. "

Une langue, une interprétation

Nous prenons une langue et une interprétation, car dans les versets 27 et 28, nous voyons que s’il n’y a pas d’interprétation, il ne doit pas y avoir de langue. Pourquoi ?

Parce que tout doit se faire pour l’édification, une langue n’est pas comprise par les autres (verset 11). Nous ne nous arrêtons pas sur la langue et l’interprétation, nous le ferons dans notre exposé sur les dons spirituels.

1 Corinthiens, chapitre 14, versets 29 à 33.

Pour ce qui concerne LES PROPHETES :

Comme pour les langues et l’interprétation, deux ou trois, chacun à son tour, car notre Dieu n’est pas un Dieu de désordre mais de paix.

Si plusieurs parlent en langue en même temps, il y aura nécessairement désordre.

On ne pourra être édifié ni par l’un ni par l’autre. Les saints réunis ne seront plus dans la paix mais dans la confusion et le désordre, ce qui est contraire à l’Esprit de notre Dieu.

Les prophètes se lèvent pour prophétiser, certainement afin d’être mieux entendus de tous.

Chose étonnante, si un autre qui est assis a une révélation, (il le manifeste en se levant) que le premier se taise. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes.

On doit se soumettre les uns aux autres.

Le premier qui s’est tu pour laisser la place à un autre, peut très bien se lever à nouveau quand l’autre se tait, s’il a encore une parole de l’Esprit à donner. " Que les autres discernent " (Segond traduit " jugent "), mais c’est juger dans le sens de discerner.

Les anciens, les autres prophètes sont là pour discerner si la prophétie ou la révélation est de l’Esprit de Dieu ou d’un autre esprit (voir 1 Jean, chapitre 4, versets 1 à 3 ; 2 Corinthiens, chapitre 11, verset 4).

Le discernement des esprits est un don du Saint-Esprit (1 Corinthiens, chapitre 12, verset 10).

Nous ne devons pas mépriser les prophéties, de peur d’éteindre l’Esprit, mais nous devons examiner toutes choses, retenir ce qui est bon (Romains, chapitre 12, verset 6).

Car la prophétie doit être selon l’analogie de la foi, c'est-à-dire, en harmonie avec les Ecritures, " selon les Ecritures " (1 Thessaloniciens, chapitre 5, versets 20 à 22).

1 Corinthiens, chapitre 14, versets 34 à 40.

Les versets 33 à 35 sont très discutés, contestés.

Dans les églises du temps des apôtres, comme encore de nos jours, il peut s’introduire des hommes qui enseignent des choses non-conformes à la saine doctrine (Actes, chapitre 20, versets 29 et 30 ; Galates, chapitre 2, versets 4 et 5 ; 2 Timothée, chapitre 2, versets 14 à 18 ; 1 Timothée, chapitre 1, versets 3 à 11 et 18 à 20 ; 1 Timothée, chapitre 6, versets 20 à 21 ; Actes, chapitre 15, versets 1 et 2, 24 et 25).

Les frères discutent de ces problèmes pendant les rassemblements de l’église locale.

A Corinthe, les sœurs avaient pris l’habitude de discuter également, de poser des questions et de perturber les réunions.

Les femmes ne doivent pas prendre part aux discussions doctrinales, mais elles sont là, elles y assistent (1 Corinthiens, chapitre 14, versets 34 et 35).

Elles doivent être soumises, ne prenant pas d’autorité sur l’homme. Nous ne trouvons pas dans la Parole de Dieu l’existence de réunions de frères.

Il y a des réunions d’anciens, parce qu’ils ont un ministère, des charges spéciales (Actes, chapitre 20, verset 17 ; 1 Timothée, chapitre 4, verset 14).

Les décisions importantes sont prises dans toute l’assemblée (Actes, chapitre 15, versets 22 et 23).

L’Ecriture ne fait pas de distinction entre les différentes réunions de l’assemblée (1 Corinthiens, chapitre 14, verset 26).

Dans Actes, chapitre 20, verset 7, nous voyons les disciples réunis pour rompre le pain. Paul y parla longtemps (verset 11). Il s’entretient avec les disciples et prolonge son discours.

Nous voyons que des inconvertis sont présents à des réunions de l’Assemblée (1 Corinthiens, chapitre 14, versets 24 et 25).

Au verset 34, Paul rappelle aux chrétiens de Corinthe que, comme dans toutes les églises des saints, les femmes doivent se taire dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler : " … car il est malséant à une femme de parler dans l’église " (verset 35).

Verset 36 : L’apôtre Paul reproche ce désordre aux Corinthiens et leur pose la question : 

" Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie ? " Il leur met en mémoire l’inspiration des Saintes Ecritures, elle n’est pas l’inspiration des Corinthiens, mais du Saint-Esprit.

Verset 37 : Si quelqu’un croit être prophète, ou inspiré, (spirituel), qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur.

Verset 38 : Si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.

" Si quelqu’un se plait à contester, c’est vouloir l’ignorer. L’apôtre Pierre, dans 2 Pierre, chapitre 3, verset 5, dit : " Ils veulent ignorer. "

Nous ne pouvons pas éviter les contestations, l’apparence de l’ignorance. Nous devons savoir que la Parole de Dieu est inspirée de la Genèse à l’Apocalypse, et qu’un commandement du Seigneur ne peut pas être contesté ou ignoré.

Au verset 34, il y a encore une autre déclaration, un autre commandement qui provoque de grandes contestations dans la majorité des milieux chrétiens, c’est : " qu’elles soient soumises, selon ce que dit aussi la loi. "

Cette soumission selon la loi, qui a au cours des siècles amené la femme dans l’esclavage, a été ramenée à sa juste dimension par l’œuvre parfaite et complète de JESUS sur la Croix.

Mais Dieu a décidé, pour l’homme, de lui donner une aide semblable à lui. Donc il n’y a là aucune infériorité, simplement une complémentarité.

Proverbes, chapitre 12, verset 4, nous dit au contraire qu’une femme vertueuse est la couronne de son mari, et 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 7 : " la femme est la gloire de l’homme. " Comment voir dans ces deux déclarations, la couronne et la gloire de l’homme, une infériorité de la femme ?

Non, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. Les deux ne forment qu’une seule chair, formée de deux éléments égaux.

Dans le merveilleux passage d’Ephésiens, chapitre 5, versets 22 à 33, où l’apôtre compare l’union de l’homme et de la femme à l’union du Christ à l’Eglise, il est écrit : Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; … (verset 22).

" A vos maris, comme au Seigneur. " La soumission à l’un est l’image, le reflet de la soumission à l’autre.

Cette soumission est donc, pour l’un comme pour l’autre, dans le Seigneur.

" Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise…" Comme Christ, voyons comment Christ a aimé l’Eglise, certainement pas comme un despote considère son esclave, mais au contraire d’un amour qui pousse à se donner pour, à se livrer pour… 

Dans l’amour, la soumission est facile, parce qu’elle n’est pas imposée, mais provoquée par l’amour.

En Christ, tout est changé, il n’y a plus de supériorité, ni d’infériorité, mais amour et respect.

La soumission de la femme à l’homme est l’image de celle de l’Eglise à Jésus-Christ.

L’amour de l’homme pour sa femme est une image de l’amour de Christ pour l’Eglise. Une désobéissance à ces principes est une image de la désobéissance de l’Eglise à Son Chef, c’est montrer que nous sommes dans la désobéissance à Christ et à sa Parole.

Ayant considéré ce passage de 1 Corinthiens, chapitre 14, concernant l’attitude de la femme dans le rassemblement, voyons également le passage, tout aussi contesté, de 1 Timothée, chapitre 2, versets 9 à 15.

Verset 11 : " Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. "

Nous ne nous attarderons pas sur ce verset, il ne fait que renforcer le texte de 1 Corinthiens, chapitre 14, versets 34 et 35.

Verset 11 : " Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. "

Une fois de plus, certains accusent Paul, qui en célibataire ne pouvait pas comprendre la femme, et il donne un enseignement selon les coutumes de son temps.

Ils pensent : " A ce moment-là, les femmes ne pouvaient parler mais maintenant, au vingtième siècle, période de l’évolution, l’émancipation de la femme, etc. etc., on ne peut plus accepter de telles déclarations. La Bible n’est donc pas la Parole de Dieu, elle la contient, à nous de choisir, ici parole humaine, ici Parole de Dieu ! "

Où allons-nous ?

Un frère nous disait un jour : Nous jugeons les théologiens de la haute-critique, et nous nous lançons dans la basse-critique. Nous dirons basse-critique, critique mesquine, critique d’une fausse science, (1 Timothée, chapitre 6, versets 20 et 21), qui détruit, comme le libéralisme, la foi en toute la Parole de Dieu.

Versets 9 et 10 : Nous n’avons pas à commenter ces versets, nous ne pouvons qu’exhorter nos sœurs à vivre l’enseignement qu’ils donnent comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu (1 Pierre, chapitre 3, versets 2 à 6).

Versets 13 et 14 : La femme a été séduite, parce qu’elle est un vase plus faible, plus sensible (1 Pierre, chapitre 2, verset 7).

Normalement, en général, l’homme est plus " raison ", moins sensible que la femme. La femme est davantage " sentiment ", plus sensible aux influences extérieures.

Satan, le serpent ancien, ne s’est pas attaqué à l’homme, celui qui avait reçu directement les ordres et les enseignements de Dieu ; il s’attaque à son aide plus sensible, plus accessible.

Elle est séduite, elle agit sous l’influence du séducteur sans consulter son mari, le chef, le responsable.

Dieu dans la nouvelle alliance en Jésus-Christ, en nouvelle création pour le second homme, le dernier Adam, met une protection contre le séducteur en ne permettant pas à la femme d’enseigner, de prendre autorité sur l’homme.

Verset 15 : Elle sera néanmoins sauvée, la femme devenant mère, mère de celui qui écrasera la tête du serpent (Genèse, chapitre 3, verset 15 ; Esaïe, chapitre 7, verset 14 ; Galates, chapitre 4, verset 4).

Par la femme devenant mère, le salut est donné à toute la descendance de la femme.

Dans la première partie du verset, le singulier est employé : la femme devenant mère (du Sauveur).

La deuxième partie du verset est au pluriel. " Si ELLES (les femmes) persévèrent avec modestie, dans la foi, dans l’amour et dans la sainteté. "

Ici les femmes, comme les hommes, doivent persévérer dans la foi pour être sauvées.

Pour la séduction de la femme, l’homme est tombé dans le péché ; par la maternité de la postérité de la femme, le salut est donné à tous les hommes, mais hommes et femmes doivent persévérer jusqu’à la fin dans la foi, l’amour et la sainteté.

Notre exposé de l’attitude de la femme dans le rassemblement ne serait pas complet si nous ne revenions pas à la première épître aux Corinthiens.

1 Corinthiens, chapitre 11, versets 3 à 16.

Nous nous sommes engagés dans un domaine très délicat que de nombreux serviteurs de Dieu préfèrent ne pas toucher.

Nous ne voyons pas pourquoi nous cacherions notre foi dans toute la Parole de Dieu, dans tout le conseil de Dieu, même si nous devons être d’un autre avis que la majorité des croyants, c’est Dieu qui révèlera ce qui est juste.

Au point où nous en sommes, marchons d’un même pas (Philippiens, chapitre 3, versets 15 et 16).

Nous voulons maintenant considérer :


L’attitude du frère et de la sœur dans le rassemblement

1 Corinthiens, chapitre 11, versets 3 à 16.

Tout d’abord nous sommes surpris que la version Segond, et d’autres, traduisent KATAKALUPTOMAI, voiler, la version anglaise, Darby… traduisent plus correctement " couvrir. "

Verset 5 : " la tête non couverte " akatakaluptô.

Verset 6 : " pas couvertes " katakaluptetai.

Verset 6 : " qu’elle se couvre " katakalupteothô.

Verset 7 : " pas se couvrir " katakaluptesthai.

Verset 13 : " sans être couverte " akatakalupton.

Verset 15 : par contre dans ce verset, il s’agit bien de voile. " La chevelure lui a été donnée comme voile " peribolaiou.

L’enseignement est clair, sans équivoque. L’homme ne doit pas prier la tête couverte, ni la femme la tête non couverte dans le rassemblement de l’église.

Nous croyons que l’enseignement de Paul dans ses épîtres est : Parole de Dieu, commandement du Seigneur Jésus sur toute la période de l’Eglise, de la Pentecôte à l’Enlèvement, 1 Corinthiens, chapitre 11, versets 3 à 16 est donc valable aujourd’hui pour nous.

Le frère prie et prophétise la tête découverte (versets 4, 7). Il est l’image et la gloire de Dieu.

Le Juif dans la synagogue se couvrait en souvenir de la gloire de Dieu manifestée au Sinaï. Moïse à dû se couvrir à cause de la gloire qui faisait rayonner son visage (Exode, chapitre 34, versets 29, 33, 35).

Ce voile demeure encore maintenant pour le Juif. Ce n’est qu’en Christ qu’il disparaît (2 Corinthiens, chapitre 3, versets 13 à 16). Mais là où est l’Esprit, là est la liberté. La gloire du Seigneur est là (2 Corinthiens, chapitre 3, verset 17, 18). Le voile a été déchiré. La présence de Dieu nous est ouverte (Hébreux, chapitre 10, versets 19 à 24).

L’esprit de Gloire repose sur nous (1 Pierre, chapitre 4, verset 14). Le frère dans l’Assemblée est l’image de cette réalité. Il se tient donc la tête découverte, la gloire de Dieu n’est pas voilée.

La sœur prie et prophétise la tête couverte, parce que la femme est la gloire de l’homme (verset 5 et 7). Elle est également l’image de l’Eglise qui est la gloire de Christ (Ephésiens, chapitre 5, versets 25 à 33).

L’Eglise n’a aucune gloire en elle-même. Elle est couverte. Elle tire tout de son chef Christ (Ephésiens, chapitre 4, verset 16).

La gloire de l’Eglise est aussi imagée par les longs cheveux de la femme qui lui sont donnés comme voile (1 Corinthiens, chapitre 11, verset 15).

Cette gloire, elle la place aux pieds du chef de l’Eglise (Jean, chapitre 12, verset 3). Il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés, (1 Corinthiens, chapitre 11, verset 6).

Avoir les cheveux coupés, pour une femme, c’est comme si elle était rasée (versets 5 et 6). C’est un signe de prostitution (Nombres, chapitre 5, verset 18). Ses cheveux sont donc sa gloire. Mais dans le rassemblement, cette gloire doit être couverte afin de donner à Christ toute la gloire.

L’infidélité dans ces principes est une manifestation de l’infidélité de Laodicée, d’une église qui se croit riche et qui est misérable, apostate (Apocalypse, chapitre 3, versets 14 à 22).

Dans ce passage, il s’agit du rassemblement de l’église locale, et s’il y a un enseignement quant à l’attitude du frère et de la sœur, nous voyons également que dans le rassemblement, les sœurs prient et prophétisent.

Le " que les femmes se taisent dans les assemblées " du chapitre 14 de la première épître aux Corinthiens ne peut pas toucher la prière et la prophétie de nos sœurs.

J’aimerais souligner ici que dans les églises manifestant les dons spirituels, en général la majorité des prophéties sont données par les sœurs. C’est tout à fait normal. Les frères ont la responsabilité de l’enseignement qui n’est pas donné aux sœurs.

Mais lorsqu’il s’agit de communication directe du Saint-Esprit en vision, révélation, prophétie, les sœurs sont plus sensibles que les frères, elles ont donc la possibilité de donner ce que l’Esprit leur donne.

Les frères qui ont donc la direction, la surveillance et le maintien de l’ordre dans l’assemblée, doivent avoir le discernement des esprits 1 Corinthiens, chapitre 14, verset 29 nous dit : " que les autres discernent. "

1 Corinthiens, chapitre 11, verset 10). " C’est pourquoi la femme, à cause des anges… "

Au lieu de voir un joug pour la femme dans l’ordre qui lui est donné, d’avoir la tête couverte, (on ne discute pas le fait que l’homme ne doit pas se couvrir la tête ; pourquoi discutons-nous l’un et pas de l’autre), on devrait au contraire discerner une loi spirituelle, un ministère que les églises doivent manifester dans l’invisible, " à cause des anges ", non seulement à cause des anges qui sont à notre service (Hébreux, chapitre 1, verset 14), mais aussi face aux anges qui ont perdu leur dignité qui ont suivi Satan dans sa chute (Jude, verset 6 ; 2 Pierre, chapitre 2, verset 4).

Si nous devons rendre témoignage dans le monde à notre prochain, annoncer la bonne nouvelle du salut pour amener des âmes à la foi en Jésus….

N’oublions pas que l’apôtre Paul nous dit également et avec autant de force que " nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes " (Ephésiens, chapitre 6, verset 12).

Nous avons un triple témoignage à rendre :

1°. " D’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles (ou insondables) de Christ… "

2°. " De mettre en lumière quelle est la dispensation (communion) du mystère caché de tout temps en Dieu. C’est la manifestation de l’Eglise, par les églises locales.

3°. " Afin que les dominations, les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui, (pas seulement du temps de l’apôtre Paul) par l’Eglise (et au travers des églises) la sagesse infiniment variée de Dieu… "

Dans cette sagesse, il y a " à cause des anges " l’attitude des frères et des sœurs dans les rassemblements, un ministère dans les lieux célestes.

Dans notre combat spirituel, nous sommes en spectacle au monde, aux hommes, mais aussi aux anges (1 Corinthiens, chapitre 4, verset 9).

D’autre part, lorsque Christ est mort sur la croix, il n’a pas seulement détruit notre condamnation (Colossiens, chapitre 2, verset 14 ; Romains, chapitre 8, verset 1 ; 1 Jean, chapitre 3, verset 5).

Il a également, " dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix (Colossiens, chapitre 2, verset 15 ; Luc, chapitre 23, versets 44 à 46 ; 1 Jean, chapitre 3, verset 8).

Il est étonnant que de nombreux serviteurs de Dieu évitent de parler de ces passages de 1 Corinthiens, chapitre 11, versets 3 à 16 ; chapitre 14, versets 33 à 40 ; 1 Timothée, chapitre 2, versets 9 à 12.

D’autres serviteurs et servantes du Seigneur s’opposent fortement à Paul, ne voulant pas voir dans ces textes l’inspiration de l’Esprit.

Ils combattent comme ceux qui croient que les dons de l’Esprit selon 1 Corinthiens, chapitres 12 et 14 étaient donnés seulement pour l’église primitive. Ils font de même pour d’autres passages.

Que Dieu nous aide à rester fidèles à toute la Parole de Dieu, qu’elle habite pleinement en nous (Colossiens, chapitre 3, verset 16) ; que nous annoncions tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher (Actes, chapitre 20, verset 27).

Il est vrai que parmi ceux qui contestent ces passages et n’y voient pas un commandement de Dieu, il y en a qui ont un ministère béni, ils voient des interventions de Dieu, conversions, guérisons, délivrances, baptêmes dans le Saint-Esprit.

De plus en plus, sous une influence américaine, des sœurs entrent dans le ministère.

Que Dieu les bénisse, nous sommes appelés à bénir, mais pas nécessairement à imiter ; nous aurons tous un jour à répondre pour nous-mêmes, pour nos propres œuvres (1 Corinthiens, chapitre 3, versets 13 à 15).

" Les messagères de bonnes nouvelles sont une grande armée ; … Et celles qui restent à la maison partagent le butin " (voir Nombres, chapitre 31, verset 27).

Nous bénissons le Seigneur qui nous dit dans le Psaume 68, verset 12, que " les messagères de bonnes nouvelles sont une grande armée. "

Dans la visitation de Dieu que nous vivons en Afrique, nos sœurs sont engagées, comme une grande armée. Mais le texte du Psaume, chapitre 68, nous donne un aperçu du temps du partage et là c’est personnel.

Celle qui reste à la maison partage le butin. Le témoignage à la maison, par une vie consacrée, un reflet de Christ dans toutes les occupations et les contacts dans la famille, avec ceux qu’on côtoie tous les jours aura son partage au butin lorsque Christ réunira les siens dans la gloire (Nombres, chapitre 31, verset 27).

Nous croyons que nos sœurs ont un témoignage à apporter.

1 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 9, nous enseigne que tous ceux qui se sont convertis à Dieu doivent abandonner les idoles pour SERVIR le Dieu vivant et vrai.

C’est vrai pour tous les hommes et femmes. La promesse du Père (Actes, chapitre 1, verset 8) est pour tous les hommes et femmes, " vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez MES TEMOINS "…

Dans Actes, chapitre 18, versets 2 à 24, Apollos en arrivant à Ephèse prêche la Parole de Dieu, mais il ne connaît que le baptême de Jean, Aquilas et Priscille, l’ayant entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu.

" Comme il voulait passer en Achaïe, les frères l’y encouragèrent et écrivirent aux disciples de le bien recevoir. " Ici, Priscille ne prend pas part, c’est une affaire de l’église ; les frères prennent leurs responsabilités.

Romains, chapitre 16, nous présente plusieurs sœurs qui servent le Seigneur. Tout d’abord, Phoebé, qui est diaconesse de l’église de Cenchrées (verset 1).

Prisca ou Priscille et Aquilas compagnons d’œuvres de Paul (versets, 3 et 4), Marie qui a pris beaucoup de peine pour vous (verset 6).

Tryphène et Trychose qui travaillent pour le Seigneur, Perside la bien-aimée qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur (verset 12).

Nous avons encore Evodie et Synthyche.. qui ont combattu pour l’évangile avec moi (Paul) et avec Clément, et mes autres compagnons d’Œuvre… (Philippiens, chapitre 4, versets 2 et 3).

Par contre, l’Apôtre Jean reçoit l’ordre d’écrire à l’église de Thyatire : " Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs… "

Les sœurs peuvent servir, mais selon l’enseignement des Saintes Ecritures. Tout service en contradiction avec la Parole de Dieu doit être évité, réprouvé.

Nous terminons en appelant nos sœurs à vivre le ministère glorieux, céleste, divin, auquel le Seigneur Jésus les appelle. Mettez en pratique tous ces passages des Saintes Ecritures.

Nous vous plaçons devant un combat spirituel dans lequel vous devez entrer avec les frères, et avec les puissances angéliques, (l’armée de l’Eternel des armées YAWEH SABAOTH), celles qui ont combattu pour Elisée (2 Rois, chapitre 6, versets 16 à 18), pour Daniel (Daniel, chapitre 10, versets 12 à 14).

C’est cette même armée qui combat à la fin des temps, elle est déjà à l’œuvre en réponse à notre combat spirituel (Ephésiens, chapitre 6, versets 12 à 22 ; 2 Corinthiens, chapitre 10, versets 3 à 6).

Ce combat se terminera par la grande victoire sur le dragon et ses anges (Apocalypse, chapitre 12, versets 7 à 12).

C’est l’œuvre de Micaël et de son armée. Mais n’oublions pas les anges qui assistent à nos rassemblements, qui sont avec nous (Matthieu, chapitre 18, verset 10) ; " ces petits " dont Jésus parle, ne sont pas nécessairement des enfants, voir Matthieu, chapitre 25, verset 40 et tout le contexte.

Donc nous avons des anges avec nous, ils sont ici-bas, et ils montent, voient la face de Dieu et redescendent (Genèse, chapitre 28, verset 12 ; Jean, chapitre 1, verset 51).

Nous avons des frères et sœurs qui ont eu les yeux ouverts et qui ont vu les anges dans les rassemblements. Dans le Nouveau Testament, nous voyons dans de nombreux passages des anges au service des croyants.

En Afrique, des païens hostiles aux missionnaires, venus pour les tuer, ont vu des anges autour de leur maison et ont été retenus et en même temps convaincus de la puissance de Dieu.

Les anges de Satan viennent attaquer les enfants de Dieu. Dieu a promis qu’un ange de Satan viendrait souffleter Paul (2 Corinthiens, chapitre 12, verset 7). Cela le maintenait dans l’humilité.

Un esprit, un ange de Satan tenait une femme infirme pendant 18 ans (Luc, chapitre 13, versets 11 à 16).

Nous avons eu à prier pour la délivrance de nombreuses personnes liées par les anges de Satan.

Nous ne voulons pas allonger la liste des exemples de la réalité du ministère d’anges, serviteurs de Dieu, et d’anges, agents de Satan.

Frères et sœurs, " à cause des anges ", soyons fidèles à la Parole de Dieu, ne contestons pas, mais entrons dans la plénitude du ministère agissant dans les lieux célestes et faisons

" connaître aujourd’hui par l’Eglise (dans nos églises locales) la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur " …. (Ephésiens, chapitre 3, versets 9 à 12).


4. La prière

Actes, chapitre 2, verset 42 : " Ils persévéraient dans :

La prière

Nous allons considérer la persévérance dans la prière en rapport avec le rassemblement des croyants ; la prière dans ses aspects très divers….

Le Seigneur Jésus, dans le discours royal (Matthieu, chapitre 6, versets 5 et 6), nous met en garde contre l’hypocrisie.

Les belles et longues prières dans la synagogue, dans le rassemblement, sont une hypocrisie si elles ne sont pas la continuation normale de la prière secrète avec Dieu, seul, là dans la chambre, fermé à toute influence du dehors. " Le Père te voit et te le rendra. "

Quelqu’un a dit : Les longues prières dans le rassemblement de l’église locale sont trop souvent la preuve d’une insuffisance de prière dans le secret, seul avec Dieu.

Pour qu’il y ait prière efficace dans le rassemblement, il faut nécessairement qu’il y ait une vie de prière véritable et constante seul avec le Seigneur.

Il est bon de noter que dans la prière secrète, seul avec Dieu, le croyant peut lui vider son cœur comme il ne peut le faire en compagnie d’autres personnes.

Il peut mentionner le nom de ceux pour qui il prie, il peut aussi mentionner des choses qu’il connaît ou qu’il désire voir changer, s’accomplir, se manifester.

Il y a dans la prière secrète une intimité avec Dieu que tout croyant devrait connaître.

Secrets qu’on ne peut partager, communiquer qu’à Dieu seul, de peur " de donner des choses saintes aux chiens, et de jeter des perles aux pourceaux " (Matthieu, chapitre 7, verset 6).

Maintenant, entre cette intimité, entre le croyant seul avec son Père céleste, il y a une autre forme de prière, c’est ce que nous montre Matthieu, chapitre 18, verset 19.

Ici, nous trouvons une promesse pour deux chrétiens qui s’accordent pour demander une chose quelconque. Elle leur sera accordée par Dieu le Père céleste.

Il y a une loi spirituelle : Les deux doivent être d’accord, c'est-à-dire croire, tous les deux, que la chose est juste, et ils croient que Dieu répondra. La chose leur sera accordée. C’est une promesse de Dieu.

La Parole de Dieu est claire, à deux on est plus fort (Ecclésiaste, chapitre 4, versets 9 à 12). Jésus a envoyé ses disciples deux à deux (Luc, chapitre 10, verset 1).

Souvenons-nous que le chiffre 2 est l’image du témoignage. Deux unis dans la foi et la prière sont forts. Ensuite, il y a la prière dans l’assemblée, dans le rassemblement. Dès la naissance de l’Eglise, les disciples se réunissaient pour la prière (Actes, chapitre 3, verset 1).

Au chapitre 4, (Actes, chapitre 4, versets 23 à 31), nous voyons une réunion de prière de chrétiens de Jérusalem.

Nous trouvons une autre réunion de prière des chrétiens de l’Eglise primitive dans Actes, chapitre 12, versets 5, 12 à 17.

Donc dans la prière si on est seul, on peut tout apporter à Dieu dans les détails qui pèsent sur notre cœur.

Dans certains cas bien précis, nous prions avec un frère, une sœur avec une autre sœur, pour une chose " quelconque ", mais précise, pour laquelle les deux sont d’accord. Ils seront exaucés.

Dans le rassemblement de l’église, on est plus nombreux, avec des chrétiens affermis, mais aussi avec des nouveau-nés dans la foi, avec des chrétiens spirituels, mais aussi avec certains qui vivent selon la chair.

Le secret, exposé dans les prières, ferait l’objet de vaines discussions et serait jeté parmi des ennemis de l’Evangile (Matthieu, chapitre 7, verset 6).

Nous devons être court, précis, prudent, conduit par l’Esprit dans nos prières en commun.

Que ceux qui président, le fassent avec zèle et instruisent les enfants de Dieu à la sagesse, au discernement dans la prière.

Les encouragements à la prière

Ils sont nombreux dans la Parole de Dieu.

Nous en prenons quelques-uns dans le Nouveau Testament.

Nous devons demander :

Matthieu, chapitre 7, verset 7 : " Demandez, et l’on vous donnera ; "

Matthieu, chapitre 7, verset 11 : " Votre père céleste donnera de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. "

Marc, chapitre 11, verset 24 : " Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. "

Voyez aussi : Jean, chapitre 14, versets 13 et 14 ; Jean, chapitre 16, versets 23 et 24.

Romains, chapitre 8, verset 26 : " nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander. "

Ephésiens, chapitre 3, verset 20 : " Dieu peut faire au-delà de tout ce que nous demandons. "

1 Jean, chapitre 3, verset 22 : " Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Lui. "

1 Jean, chapitre 5, versets 14 et 15 : " si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. "

Nous devons prier

Matthieu, chapitre 26, verset 31 : … " Veillez et priez… "

Luc, chapitre 21, verset 36 : " Veillez donc et priez en tout temps. "

Prier pour :

Ephésiens, chapitre 6, verset 18 : " … Priez pour tous les saints. " Nous devons prier pour tous les croyants, nos frères et sœurs en Christ et d’une façon toute particulière pour ceux qui nous sont proches, que nous connaissons.

Ephésiens, chapitre 1, verset 16 et Colossiens, chapitre 1, verset 3 : Paul écrit aux Ephésiens et aux Corinthiens qu’il fait mention d’eux dans ses prières et avec ses compagnons ne cesse de prier pour eux.

Jacques, chapitre 5, verset 16 : … " priez les uns pour les autres. "

Ephésiens, chapitre 6, versets 18 et 19 : " Priez pour moi. "

Colossiens, chapitre 4, verset 3 : " Priez en même temps pour nous. "

2 Thessaloniciens, chapitre 3, verset 1 : " Priez pour nous… "

Nous devons prier pour les serviteurs de Dieu (1 Timothée, chapitre 2, versets 1 et 2). Nous sommes exhortés à prier " pour tous ceux qui sont élevés en dignité ", donc pour les autorités de nos pays.

Matthieu, chapitre 5, verset 44 : " et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent… "

Il faut prier pour tous les hommes (1 Timothée, chapitre 2, verset 1).

Car Jésus est venu pour tous, Dieu veut que tous parviennent à la repentance et soient sauvés (Jean, chapitre 3, verset 16 ; Luc, chapitre 19, verset 10 ; 1 Timothée, chapitre 2, versets 3 et 4 ; 2 Pierre, chapitre 3, verset 9).

Les avertissements quant à la prière.

Marc, chapitre 11, verset 25 : " Lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez… "

Jean, chapitre 9, verset 31 : " Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs. "

Jacques, chapitre 1, versets 5 à 8 : " qu’il demande avec foi, sans douter… "

Jacques, chapitre 4, versets 1 à 3 : " … vous ne possédez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. "

La diversité des prières

Voici plusieurs textes qui nous exhortent aux différentes prières (Ephésiens, chapitre 6, verset 18 ; Philippiens, chapitre 4, verset 6 ; Colossiens, chapitre 4, verset 2 ; 1 Thessaloniciens, chapitre 5, versets 17 et 18 ; 1 Timothée, chapitre 2, verset 1).

" J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire... "

Paul place avant toutes choses la prière, dans toutes ses formes. Sans la prière, notre vie chrétienne, notre témoignage, notre service, nos œuvres, tout est vain.

Les prières

C’est l’invocation du nom de Dieu, du nom du Seigneur Jésus (Romains, chapitre 10, verset 13 ; 1 Corinthiens, chapitre 1, verset 2). C’est s’adresser à Dieu, le chercher, s’attendre à Lui, dans la crainte et la confiance, comme Corneille (Actes, chapitre 10, versets 1 et 2).

C’est l’approche de Dieu dans son sens le plus large.

Les supplications

C’est prier avec insistance, obstination, avec une ferveur particulière, une forte insistance, à l’exemple de la parabole de Luc, chapitre 18, versets 1 à 8.

Mais nous avons surtout l’exemple du Seigneur Jésus, " dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications… ayant été exaucé… " (Hébreux, chapitre 5, versets 7 à 10). Lire tout le passage.

Des requêtes

Les requêtes sont des demandes spéciales, des prières particulières, pour soi ou pour d’autres. Cela se trouve 1 fois dans le Nouveau Testament, uniquement dans 1 Timothée, chapitre 2, verset 1.

Des actions de grâces

Les actions de grâces sont unies à la prière et recommandées aux croyants dans de nombreux passages du Nouveau Testament : actions de grâces (15 fois) et rendre grâce (39 fois).

Il est très important de rendre grâce, de témoigner à Dieu notre reconnaissance pour tous ses incomparables bienfaits.

L’intercession

La prière d’intercession est souvent mentionnée parmi les chrétiens. Intercéder c’est prier en faveur de quelqu’un, d’un groupe de chrétiens. On n’intercède pas pour soi-même.

Dans l’Ancien Testament :

Abraham intercède en faveur de Sodome (Genèse, chapitre 18, verset 22 à 32).

Moïse intercède pour Aaron (Deutéronome, chapitre 9, verset 20).

Ensuite, la question est posée : si un homme pèche contre l’Eternel, qui intercédera pour lui ? (1 Samuel, chapitre 2, verset 25).

Esaïe, chapitre 53 : Le chapitre de Jésus, le Messie, le Sauveur. Il est dit : " il a intercédé pour les coupables… " (verset 12).

Esaïe, chapitre 59, versets 15 et 16 : " L’Eternel voit, … Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède…"

Dans Jérémie, nous voyons l’Eternel insensible à l’intercession (Jérémie, chapitre 7, verset 16 ; chapitre 11, verset 14 ; chapitre 14, verset 11 ; chapitre 27, verset 18).

Nous ne pouvons pas nous racheter nous-mêmes, ni donner à Dieu le prix du rachat.

" Le rachat de leur âme est cher, et n’aura jamais lieu " (Psaumes, chapitre 9, versets 8 et 9).

Il faut : un intermédiaire, un intercesseur.

Esaïe, chapitre 53 l’annonce.

Le Nouveau Testament nous le présente.

Esaïe dit : Il a intercédé pour le coupable.

Luc, chapitre 23, verset 34 : Jésus dit : " Père pardonne leur, car ils ne savent ce qu’ils font. "

Hébreux, chapitre 7, verset 25 : " Il est toujours vivant pour intercéder en notre faveur. "

Romains, chapitre 8, verset 34 : " Christ intercède pour nous… "

Romains, chapitre 8, verset 26 : " De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables, et Celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des Saints. "

Ephésiens, chapitre 6, verset 18 : " Faites-en tout temps PAR L’ESPRIT toutes sortes de prières et de supplications. "

Jude, verset 20 : " Priant PAR L’ESPRIT. "

L’adoration

Le plus haut degré de la prière est l’adoration.

Jean, chapitre 4, verset 23 : " Le Père recherche des adorateurs, qui l’adorent en Esprit et en Vérité. "

Jean, chapitre 20, verset 28 : Thomas adresse au Seigneur Jésus une prière d’adoration en lui disant : " Mon Seigneur et Mon Dieu. "

Genèse, chapitre 22, verset 5 : " Et Abraham dit … " moi et le jeune homme, nous irons jusque LA POUR ADORER, et nous reviendrons auprès de vous. "

Abraham le père des croyants était un adorateur. " Moi, " (lui se donnait en adoration), " et le jeune homme " (et donnait ce qu’il avait de plus précieux en adorant : " le jeune homme). " 

C’est l’adoration en Esprit.

Il croit que Dieu interviendra : et " en vérité nous reviendrons. "

Hébreux, chapitre 11, verset 21 : " Jacob, appuyé sur son bâton, adore Dieu. "

Luc, chapitre 4, versets 9 et 10 : Satan sait ce que Dieu désire, et il veut attirer à lui ce qui revient à Dieu.

" Si tu te prosternes et m’adores, je te donnerai… "

Le Seigneur Jésus répond : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : " Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ! "

Matthieu, chapitre 28, versets 8 à 10 : " Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. "

Littéralement : " KAI PROSEKNESAN AUTO "  " et l’adorèrent lui "  " et l’adorèrent. "

Matthieu, chapitre 28, verset 17 : littéralement : " quand ils le virent ils l’adorèrent. "

1 Corinthiens, chapitre 14, versets 24 et 25 : " … tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous. "

L’Apocalypse nous rapporte des manifestations d’adoration et des paroles d’adoration.

Apocalypse, chapitre 4, versets 9 à 11 : " et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance… "

Apocalypse, chapitre 7, versets 9 à 12 : " … une grande foule… " " revêtue de robes blanches… "

" Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance et la force soient à notre Dieu, aux siècles des siècles, amen. "

Lire encore Apocalypse, chapitre 14, versets 6 et 7 ; chapitre 19, verset 10.

Nous devons nous aussi lever les mains vers le Seigneur, nous prosterner et l’adorer avec des prières, des paroles d’adoration, nous le ferons avec les créatures célestes dans les cieux, faisons-le déjà maintenant.

" A nous la confusion de face...  auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon " …  (Daniel, chapitre 9, versets 7 à 9).

La louange

La louange est liée à l’adoration, nous le voyons dans les textes de l’Apocalypse que nous venons de citer.

Il est vrai que la louange s’exprime particulièrement dans les cantiques. Mais elle est attachée à l’adoration, à tel point qu’il est difficile de les séparer.

Hébreux, chapitre 13, verset 15 : " Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est à dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. "

Luc, chapitre 10, verset 21 : Le Seigneur Jésus contemplant l’Œuvre accomplie par ses disciples, prie et dit : " Je te loue Père, Seigneur du ciel et de la terre, … oui, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. "

Luc, chapitre 18, verset 43 : " Tout le peuple, voyant cela, loua Dieu. "

Luc, chapitre 19, verset 37 : " … toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix… "

Luc, chapitre 24, verset 53 : "… ils étaient continuellement dans le temple louant et bénissant Dieu. "

Apocalypse, chapitre 19, verset 5 : " Et une voix sortit du trône, disant : Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, vous qui le craignez, petits et grands. "

Le livre des Psaumes mentionne constamment la louange rendue à Dieu.

Nous ne citerons que le Psaume, chapitre 34, verset 2. " Sa louange sera toujours dans ma bouche. " Dans le passé, la louange montait toujours vers Dieu. Dans l’avenir, la multitude des rachetés louera le Seigneur. Maintenant que sa louange soit toujours dans notre bouche.


Comment prier Dieu

Il faut : Prier le Père, au nom du Fils et par le Saint-Esprit.

Prier le Père.

Matthieu, chapitre 6, versets 6, 8, 9 : "… et prie ton Père, qui est là… " " votre Père sait de quoi vous avez besoin… " " Notre Père qui es aux cieux ! … "

Jean, chapitre 16, verset 23 : " … ce que vous demanderez au Père… "

Ephésiens, chapitre 3, verset 14 : Paul nous dit … " je fléchis les genoux devant le Père. "

1 Pierre, chapitre 1, verset 17 : " Et si vous invoquez comme Père " …

Au Nom du Seigneur JESUS, au Nom du Fils

Jean, chapitre 14, verset 13 : "… et tout ce que vous demanderez au Père, en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. "

Jean, chapitre 16, versets 23 et 24 : " …Il (le Père) vous le donnera en mon nom "…

1 Timothée, chapitre 2, verset 5 : " …Jésus-Christ … seul médiateur… " 

Hébreux, chapitre 9, verset 5 : " Jésus… est entré dans le ciel même afin de comparaitre maintenant pour nous devant la face de Dieu. "

Romains, chapitre 7, verset 25 : Jésus… est toujours vivant pour intercéder en leur (notre) faveur. "

Prier par le Saint-Esprit.

Ephésiens, chapitre 6, verset 18 : " Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. "

Jude, verset 20, "… et priant par le Saint-Esprit. "

Jean, chapitre 4, verset 24 : " il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en Esprit. "

Romains, chapitre 8, versets 26 et 27 : Le secours de l’Esprit dans la prière.

" De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse "… " l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables, et Celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des Saints. "

Le Saint-Esprit agit dans nos prières par les dons du Saint-Esprit. La prière du Saint-Esprit qui nous aide, c’est essentiellement la prière en langue, peut-être une intercession d’un croyant qui soupire après quelque chose, il ne peut l’exprimer dans sa prière. Alors l’Esprit suscite une prière en langue. Le Père, qui connaît la pensée de l’Esprit, nous donne la réponse par un don du Saint-Esprit.

Si les prières s’adressent en général à Dieu le Père, on peut aussi prier le Seigneur Jésus, le Fils. Invoquer son nom, JESUS, crier à lui, Il est Dieu, Il répond.

Jean, chapitre 14, versets 13 et 14 : " Si vous demandez en mon nom, Je le ferai. "

Actes, chapitre 9, versets 14, 21 : " Ceux qui invoquent ton nom, " ce nom " JESUS ".

Actes, chapitre 22, verset 16 : " en invoquant le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. "

1 Corinthiens, chapitre 1, verset 2 : " tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. "

2 Timothée, chapitre 2, verset 22 : " avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. "

S’adresser au Saint-Esprit.

Il y a un passage dans l’Ancien Testament en Ezéchiel, chapitre 37, versets 9 et 10.

L’Eternel parle et dit à Ezéchiel : " Prophétise, fils de l’homme et dis à l’Esprit : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Esprit, vient des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent. Je prophétisai, selon l’ordre qu’Il m’avait donné. Et l’Esprit entra en eux, et ils reprirent vie, ils se tinrent sur leurs pieds, c’était une armée nombreuse. " Sur l’ordre de Dieu, le prophète parle à l’Esprit, et l’Esprit agit selon cette parole.

Dieu donne-t-il encore des ordres qui s’adressent et qu’on doit adresser à l’Esprit ?

Une chose est certaine, Paul nous dit : Le Seigneur, c’est l’Esprit, là où est l’Esprit, là est la liberté " (2 Corinthiens, chapitre 3, versets 17 et 18).

Restons dans l’analogie de la foi, pour ce qui concerne la prière comme en toutes choses. Agissons selon les Ecritures. Prions Dieu le Père et le Seigneur Jésus, l’Esprit agira.

Par Jésus, nous avons accès auprès du Père, dans un même Esprit (Ephésiens, chapitre 2, verset 18).

" Que la grâce du Seigneur Jésus, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec nous tous " (2 Corinthiens, chapitre 13, verset 13).

Quand prier ?

Nous allons voir ce que la Parole de Dieu nous dit :

1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 17 : " Priez sans cesse. "

Colossiens, chapitre 1, versets 3, 9 : " et nous ne cessons de prier pour vous. "

1 Thessaloniciens, chapitre 3, verset 10 : " nuit et jour, nous le prions avec une extrême ardeur. "

Ephésiens, chapitre 3, versets 20 et 21 : " sans cesse, nuit et jour, continuellement, " nous présentent une attitude de prière, un esprit de prière, une ouverture de l’esprit, qui par le Saint-Esprit, doit toujours être prêt à prier, notre communion avec le trône de la grâce doit être constante.

Le Psalmiste nous dit :

Psaume 119, versets 164, 62, 147 : " Sept fois le jour je te célèbre, Au milieu de la nuit, Je me lève pour te louer, Je devance l’aurore et je crie ; J’espère en tes promesses. "

Psaume, chapitre 55, versets 17 et 18 : " Et moi, je crie à Dieu, Et l’Eternel me sauvera. Le soir, le matin, et à midi, Je soupire et je gémis, Et Il entendra ma voix. "

Le témoignage de Daniel, chapitre 6, verset 10 : … " et trois fois le jour, il se mettait à genoux, il priait, et louait son Dieu… "

L’ordre de Dieu à Moïse : Exode, chapitre 34, verset 2 : " Sois prêt de bonne heure, et tu monteras dès le matin sur la montagne. "

L’Eternel lui fixait ses rendez-vous : " de bonne heure dès le matin. "

Le chrétien sait par expérience que s’il ne prend du temps, de bonne heure, dès le matin, il n’en trouvera plus pendant la journée. Tôt le matin est la meilleure heure pour la prière.

L’exemple du Seigneur JESUS

Matthieu, chapitre 14, verset 23 : " Il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était là seul. "

Luc, chapitre 9, verset 18 : " Un jour que Jésus priait à l’écart, … "

Luc, chapitre 6, verset 12 : " En ce temps là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. "

Des heures sont fixées pour la prière.

Actes, chapitre 2, versets 1, 15 : Les disciples, après avoir été baptisés dans le Saint-Esprit, pour la prière de la troisième heure (9 heures du matin).

Actes, chapitre 3, verset 1 : " Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure " (3 heures de l’après-midi).

Actes, chapitre 10, verset 9 : " Pierre monta sur le toit (en plateforme) vers la sixième heure pour prier. " (C’était midi, 12 heures).

Des lieux sont désignés pour la prière

Actes, chapitre 4, versets 23 à 31 : L’assemblée était réunie pour la prière.

Actes, chapitre 12, versets 12 à 17 : "… la maison de Marie, mère de Jacques, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient. "….

Verset 17 : " Puis il sortit, et s’en alla dans un autre lieu " (certainement où d’autres disciples priaient). 

Actes, chapitre 16, versets 13 à 16 : " vers une rivière où nous pensions que se trouvait un lieu de prière." " Comme nous allions au lieu de prière… "

Rappelons-nous que les églises primitives se réunissaient dans des maisons de croyants et ces lieux de réunions étaient connus.

Toutefois, il est fort possible que des lieux de rassemblements spéciaux pour la prière existaient, comme nous les avons un peu partout et qui sont généralement appelés " cellules de prière ".

La plupart de nos églises ont été enfantées par des cellules de prière.

Les attitudes dans la prière

A genoux : S’agenouiller devant quelqu’un, c’est abdiquer, s’humilier, reconnaître notre néant devant lui, accepter sa supériorité, sa suprématie, son autorité.

Romains, chapitre 14, verset 11 : Dieu seul est digne de recevoir cet honneur, " car il est écrit : Je suis Vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. "

Philippiens, chapitre 2, verset 10 : Au nom de Jésus tout genou fléchira… confessant que Jésus est Seigneur à la gloire de Dieu le Père.

Ephésiens, chapitre 3, verset 14 : A cause de l’œuvre parfaite de JESUS (chapitres 1 et 2), l’apôtre Paul dit : …. " Je fléchis les genoux devant le Père. "

Le chrétien n’attend pas d’être dans l’obligation de fléchir les genoux devant Dieu.

Esaïe 45, verset 23 : … " Car je suis Dieu… Je le jure Moi-même, …& Tout genou fléchira devant Moi… "

Le chrétien le fait avec joie, en reconnaissance envers Dieu pour un si grand salut. Il le fait comme Esdras.

Esdras, chapitre 9, versets 3 à 5 : " … je tombai à genoux, j’étendis les mains vers l’Eternel, mon Dieu… "

Le Psalmiste aussi nous y invite.

Psaume, chapitre 95, verset 6 : " Venez, prosternons-nous et humilions-nous, Fléchissons le genou devant l’Eternel, notre créateur, car il est notre Dieu. "

Il y a encore d’autres exemples dans l’Ancien Testament.

On fléchissait aussi les genoux devant Jésus.

Jésus lui-même priait à genoux dans ses supplications (Luc, chapitre 22, verset 41 ; Matthieu, chapitre 17, verset 14 ; Marc, chapitre 1, verset 40 ; chapitre 10, verset 17).

Prosterné

Nous pouvons certainement lier à la prière à genoux, la prière prosternée.

1 Chroniques, chapitre 16, verset 29 nous appelle à nous prosterner devant l’Eternel.

1 Chroniques, chapitre 29, verset 20 : L’assemblée d’Israël se prosterne devant l’Eternel.

Néhémie, chapitre 8, verset 6 ; chapitre 9, verset 3 : Avec Néhémie et Esdras, le peuple d’Israël se prosterne devant l’Eternel, le visage contre terre.

Exode, chapitre 20, verset 5 ; chapitre 23, verset 24 : Et dans d’autres passages de l’Ancien Testament, l’Eternel interdit de se prosterner devant d’autres dieux, ou des images.

Matthieu, chapitre 4, verset 9 : Le Seigneur Jésus le rappelle à Satan qui le tente.

Le peuple de Dieu, les croyants rassemblés, comme le disciple dans le secret, peuvent successivement prier, s’incliner, se prosterner à genoux le visage contre terre et célébrer le Seigneur debout.

Debout

Il y a peu de textes bibliques qui mentionnent la prière debout, et les passages des Evangiles qui nous présentent la prière debout font mention des hypocrites et des pharisiens qui se vantent et veulent être vus des autres.

C’est malheureusement une occasion pour beaucoup de rester assis, de peur d’être jugés d’hypocrites ou d’orgueilleux.

Pourtant en Israël " toute l’assemblée était debout " (1 Rois, chapitre 8, verset 14 ; 2 Chroniques, chapitre 6, versets 1 à 3 ; Néhémie, chapitre 9, verset 5).

Les lévites appellent l’assemblée d’Israël disant : " LEVEZ-VOUS, bénissez l’Eternel votre Dieu, d’éternité en éternité. "

2 Chroniques, chapitre 6, verset 3 : " Le roi (Salomon) tourna son visage, et bénit toute l’assemblée d’Israël ; et toute l’assemblée d’Israël était debout et il dit : " Béni soit l’Eternel, le Dieu d’Israël… "

On peut aussi lier à la position debout l’attitude des mains levées vers le Seigneur.

Exode, chapitre 17, versets 8 à 16 : Dans la guerre contre Amalek, c’est les mains levées vers l’Eternel dans la prière victorieuse, qu’Israël vainquit Amalek.

Psaumes, chapitre 63, verset 5 : " Je te bénirai toute ma vie ; J’élèverai mes mains en ton nom. "

Lamentations de Jérémie, chapitre 3, verset 41 : " Elevons nos cœurs et nos mains, vers Dieu qui est au ciel. "

Dans le Nouveau Testament nous n’avons pas d’enseignement particulier quant à l’attitude des mains élevées, sinon en :

1 Timothée, chapitre 2, verset 8 : " Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées. "

Nous pensons que l’attitude des mains se fait surtout lorsque la prière est faite debout, mais nous croyons que ça peut se faire assis.

Assis

Nous ne trouvons pas de textes des Saintes Ecritures qui nous mentionnent des croyants qui prient étant assis.

Mais pouvons-nous condamner les prières faites par des croyants assis ?

Dans certains lieux de rassemblements, il serait difficile de prier à genoux.

On pourrait il est vrai prier debout. Celui ou celle qui prie à haute voix peut se lever, mais le reste de l’assemblée n’est-il pas en prière, doit-il se lever ?

Quand il y a une demi-heure ou davantage de temps consacré à la prière, doit-on demander que tout le monde se lève ?

Si c’est une réunion de prière (Actes, chapitre 12, verset 12) ou une veillée de prière, doit-on demander à tous de se mettre à genoux ?

Nous sommes en faveur de la prière adressée étant debout et à genoux. Mais nous ne nous permettons pas de juger la prière faite assis.

Nous aimons adresser notre prière à Dieu les mains levées, dans une attitude de louange et d’exaltation, ou une attitude d’attente, de réception.

Voyons quelques passages bibliques dans lesquels il est présenté des attitudes de croyants assis.

Tout d’abord dans les Psaumes, chapitre 1, verset 1 ; chapitre 26, versets 4 et 5. Nous voyons que le croyant ne s’assied pas en compagnie des moqueurs et de ceux qui font le mal, qui sont faux.

Jérémie, chapitre 15, verset 17 : " Je ne me suis pas assis dans l’assemblée des moqueurs afin de m’y réjouir, mais à cause de ta puissance je me suis assis solitaire. "

Job, chapitre 2, versets 7 à 10 : Job dans une grande souffrance (verset 8) mais dans la foi (verset 10), s’assied sur la cendre. Ses amis (versets 11 à 13) dans la compassion " s’assirent par terre "…

Esdras, chapitre 9, versets 4 et 5, dans l’humiliation : " je restai assis et désolé…"

Jonas, chapitre 3, verset 6 : Le roi de Ninive en signe d’humiliation, " se lève de son trône, ôte son manteau, se couvre d’un sac et s’assied sur la cendre. "

Toutes ces attitudes assises sont approuvées de Dieu, ces personnages n’étaient-ils pas dans un esprit de prière, étant assis ?

Dans les passages des Evangiles, Matthieu, chapitre 4, verset 16 et Luc, chapitre 1, versets 78 et 79, il est écrit : " Ce peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort, la lumière s’est levée. "

" Le soleil levant nous a visités d’en haut, pour éclairer ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. "

" Etre assis " dans ces passages, représente une attitude spirituelle négative, une attitude loin de Dieu, dans les ténèbres, dans le péché, dans la mort.

Et ce sont ceux-là que Dieu visite ! Le Seigneur voit avant tout notre attitude spirituelle, notre foi, notre confiance en Lui, et Il nous visite d’en haut.

Matthieu, chapitre 26, verset 36, Marc, chapitre 14, verset 32 : Jésus lui-même, connaissant la fatigue, mais surtout la faiblesse spirituelle de ses disciples leur dit : " asseyez-vous ici pendant que Je m’éloignerai pour prier. "

Le Seigneur ne condamne pas, il parle avec compassion, il sait que la chair est faible. Il donnera le Saint-Esprit, lui seul peut et veut tout changer.

1 Corinthiens, chapitre 14, verset 30 : … " si un autre qui est assis à une révélation, que le premier se taise "…

Si on peut recevoir une révélation étant assis…. Le Seigneur peut aussi nous entendre quand nous sommes assis.

Jean, chapitre 4, verset 6 : " Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits, … "

Le Seigneur Jésus peut comprendre les frères et les sœurs qui sont fatigués, assistent au rassemblement et restent assis, mais fervents d’esprit et remplis du Saint-Esprit, sont en pleine communion avec lui et avec l’église réunie.

Actes, chapitre 2, versets 1 à 4 : Un dernier passage, " Le jour de Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans un même lieu. " … " ils étaient assis " "… Ils furent tous remplis du Saint-Esprit " …

Quelle surprise ! " étant assis " … ; ils sont tous remplis du Saint-Esprit.

" Dieu regarde au cœur ". 1 Samuel, chapitre 16, verset 7 : " Debout ", " à genoux ", ou levant les mains, sont les attitudes normales que les croyants doivent avoir devant Dieu en priant. Mais c’est avant tout l’attitude du cœur que Dieu considère.

Rappelons-nous la parabole des deux hommes qui montèrent au temple pour prier (Luc, chapitre 18, versets 9 à 14).

Nous trouvons aujourd’hui, dans les rassemblements, des attitudes de chrétiens les plus bizarres dans la prière.

Réalisons que nous sommes observés par les nouveaux venus. Ils adopteront notre attitude, nos gestes, ils nous prendront comme modèles.

Quel genre de modèle sommes-nous ? Parmi nos frères Africains, certains se posent la question : faut-il prier les yeux ouverts ou fermés ?

Matthieu, chapitre 14, verset 19 ; Marc, chapitre 6, verset 41 : Le Seigneur Jésus : " levant les yeux au ciel, il rendit grâces. "

Marc, chapitre 7, verset 34 : Jésus, " levant les yeux au ciel, soupira " (un soupir qui est dans une prière) et dit : ….

Jean, chapitre 11, verset 41 : " Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé "….

Jean, chapitre 17, verset 1 : " Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père…. "

Nous avons l’exemple du Seigneur Jésus qui levait les yeux au ciel pour rendre grâces, pour prier.

Donc si on prie les yeux ouverts, ils doivent être levés vers le ciel, sans distraction aucune.

Dans Luc, chapitre 18, verset 13, nous voyons le Publicain, qui " se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, " mais…. Avait-il les yeux fermés ?

Ce n’est pas du tout certain, humilié, il était prosterné regardant le sol devant lui.

Nous ne trouvons pas de passages bibliques nous disant de fermer les yeux dans la prière.

Cette attitude a été adoptée dans presque toute la chrétienté pour éviter la distraction.

Que Dieu nous aide à avoir une attitude du cœur qu’Il agrée, et qu’elle soit accompagnée d’une attitude physique convenable, pour l’honneur de notre Seigneur Jésus-Christ.

Voyons maintenant ce que le Seigneur Jésus dans son discours royal, (le sermon sur la montagne) nous dit concernant la prière.

Matthieu, chapitre 6, versets 5 à 13.

Versets 5 et 6 : nous devons éviter l’hypocrisie, prier pour être vus et entendus des hommes. Si nous nous efforçons de faire de " belles prières, " de longues prières pour être entendus des hommes, nous recevons notre récompense des hommes, mais sommes-nous entendus de Dieu ?

C’est dans le secret de Dieu, seul avec Lui, isolé, ou à la maison, entouré de la famille, dans l’impossibilité de s’isoler physiquement, entrer spirituellement dans le secret de Dieu, peut-être dans une prière silencieuse, mais dans la foi, conscients que Dieu est là, que nous sommes entendus.

" Dieu le rendra. " Il exaucera.

Versets 7 et 8 : Nous ne devons multiplier de vaines paroles. Nos paroles, dans la prière, deviennent vaines si nous les multiplions, car en les multipliant, nous n’avons pas véritablement foi en Dieu, mais c’est dans la multiplication de nos paroles que nous mettons notre confiance. Nous sommes alors comme des païens.

Nous avons un exemple frappant des vaines paroles des païens, et de la prière de la foi du croyant, dans l’expérience d’Elie le prophète et des prophètes de Baal (1 Rois, chapitre 18, versets 20 à 39).

Les prophètes de Baal multiplièrent leurs vaines paroles depuis le matin jusqu’à midi. Rien ne s’est passé, aucune réponse (versets 25 à 29).

Elie, l’homme de Dieu, devant l’offrande, dans les circonstances les plus défavorables (versets 30 à 33, 34 à 35), prie Dieu, sans vaines paroles, mais avec une foi certaine, il lui parle clairement et simplement, en lui donnant la gloire et honneur (versets 36 et 37).

Dieu répond d’une façon merveilleuse (versets 38 et 39). Le Dieu d’Elie est vivant, en Jésus-Christ. Il est le même, hier, aujourd’hui, éternellement. (Hébreux, chapitre 13, verset 8).

" Elie était de la même nature que nous " (Jacques, chapitre 5, verset 17)

Ayons une foi de la même nature que la sienne ! Car notre Père céleste sait de quoi nous avons besoin, avant que nous le lui demandions (verset 8).

Le fait que nous ne devons pas répéter de vaines paroles, n’enlève pas le fait " qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher " (Luc, chapitre 18, verset 1). (Voir les versets 6 et 8). 

Nous aussi nous pouvons prier nuit et jour, avec une extrême ardeur, (1 Thessaloniciens, chapitre 3, verset 10), et cela sans multiplier de vaines paroles.

Dieu fera alors " infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons " (Ephésiens, chapitre 3, verset 20).

Malgré le fait que Dieu connaît ce dont nous avons besoin, Il désire que nous dépendions de Lui, Il ne veut pas agir sans notre demande.

Daniel a été exaucé dès le premier jour. La réponse vient après vingt et un jours de prière, et a provoqué un combat spirituel dans les lieux célestes (Daniel, chapitre 10, versets 11 à 13).

Verset 9 : " Voici comment vous devez prier " :

Après ces paroles, nous avons aux versets 9 à 13, la prière qu’on appelle " Le notre Père " ou " La prière dominicale ".

Aux versets 7 et 8, le Seigneur nous dit de ne pas multiplier de vaines paroles, de vaines redites.

Dans le passage suivant, Il nous proposerait de réciter une prière, de répéter des paroles apprises par cœur ? 

Ce n’est certainement pas là l’intention du Seigneur. Pourtant, pour de nombreuses églises, ces paroles sont devenues une prière liturgique, et pour leurs croyants trop souvent de vaines redites.

Dans ces versets 9 à 12, il y a un enseignement de base pour la vie de prière.

En dehors de la salutation, ou invocation du début et la glorification de la fin, il y a sept appels ; trois réclament un retour à la théocratie telle que nous la voyons en Eden avant la chute.

Ensuite viennent quatre appels à une entrée présente, " aujourd’hui ", dans la dépendance de Dieu, dans son règne sur la terre, en nous et par nous ses enfants.


Verset 9 : " Notre Père qui est aux cieux ! "

Nous ne nous adressons pas seulement à Dieu " Elohim ", le Créateur des cieux et de la terre, qui est dans les cieux, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir … " (1 Timothée, chapitre 6, verset 16).

Mais nous nous adressons à notre Père, notre Seigneur, " YAHWEH ", le Seigneur qui se révèle (Exode, chapitre 3, verset 14).

Car si : " Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître " (Jean, chapitre 1, verset 18).

En Jésus-Christ, nous sommes devenus enfants de Dieu, nés de Dieu (Jean, chapitre 1, versets 12 et 13).

" Mais va trouver mes frères, et dis-leur que Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. " En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. "

" Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu… " (Jean, chapitre 20, verset 17 ; chapitre 16, versets 23 et 27).

Nous pouvons dans la plénitude de la foi, nous adresser à Dieu comme à un Père qui nous aime.

" Qui est aux cieux " ; tel est le céleste, tels sont les célestes… nous porterons aussi l’image du céleste. " 

" Les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine. " (1 Corinthiens, chapitre 15, versets 48 et 49 ; 2 Pierre, chapitre 1, verset 4).

Notre filiation est certaine, elle est scellée par l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père (Romains, chapitre 8, versets 15 et 16).

1. " Que ton Nom soit sanctifié "

Que ton nom soit mis à part, séparé. Que ton nom soit unique au-dessus de tout nom. Car Tu es le seul vrai Dieu (Jean, chapitre 17, verset 3 ; 1 Thessaloniciens, chapitre 1, verset 9).

" Lui seul possède l’immortalité " (1 Timothée, chapitre 6, verset 16).

" L’Eternel notre Dieu est le Seul Eternel " (Deutéronome, chapitre 6, verset 4).

" C’est l’Eternel, ton Dieu qui est Dieu " (Deutéronome, chapitre 7, verset 9).

" Eternel Dieu ! Il n’y a point d’autre Dieu que toi " (1 Samuel, chapitre 7, verset 22).

" C’est le seul Dieu, le seul Eternel ; Il est unique, il est saint. Il n’y en a point d’autre

(1 Samuel, chapitre 2, verset 2).

Esaïe, chapitre 6, verset 3 : " Saint, saint, saint est l’Eternel des armées, toute la terre est remplie de sa gloire ".

Comment son nom sera-t-il sanctifié, mis à part, respecté, honoré, exalté ?

Christ a sanctifié l’Eglise en se donnant lui-même pour elle, Il l’a sanctifiée par la Parole… afin qu’elle paraisse devant lui, glorieuse, sans tâche, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (Ephésiens, chapitre 5, versets 25 à 27).

Par la sainteté de l’Eglise, Corps de Christ, le nom de notre Père Céleste sera sanctifié, mis à part, reconnu comme seul Dieu.

" En lui, Christ, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui " (Ephésiens, chapitre 1, verset 4).

" À ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints… " (1 Corinthiens, chapitre 1, verset 3).

" Vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés " (1 Corinthiens, chapitre 6, verset 11).

" Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification " (1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 3, 7).

" Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit

(2 Thessaloniciens, chapitre 2, verset 13 ; 1 Pierre, chapitre 1, verset 2).

" Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur " (1 Pierre, chapitre 3, verset 15).

C’est par la sainteté de l’Eglise, et par la sanctification des membres des églises, la sanctification des enfants de Dieu qui sont appelés des saints, que Dieu, notre Père sera sanctifié sur la terre.

Est-ce là notre prière ?

Ayant de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte du Seigneur (2 Corinthiens, chapitre 7, verset 1 ; Hébreux, chapitre 12, verset 14), afin que son nom soit sanctifié.

2. " Que ton règne vienne "

Qu’est-ce que le règne de Dieu ?

Comme nous l’avons déjà vu, c’est la théocratie telle qu’elle existait en Eden avant la chute.

En Eden, il y avait une présence de Dieu, Dieu parlait à l’homme, l’homme parlait à Dieu, il y avait une communion réelle entre le créateur et sa créature.

Elohim, le Créateur, se manifestait déjà comme YAHWEH, l’Eternel qui se révèle. La chute, l’entrée du péché dans le monde a tout détruit, a séparé l’homme de son Créateur, de son Dieu (Genèse, chapitre 3, versets 22 à 24). 

" Que ton règne vienne " signifie : " que ta présence vienne sur la terre comme elle l’est dans les cieux. "

Matthieu, chapitre 3, verset 2 : Jean-Baptiste prêchait : Repentez-vous, le royaume des cieux est proche. "

Marc, chapitre 1, versets 14 et 15 : Après Jean-Baptiste, Jésus à son tour " prêche l’Evangile de Dieu. Il disait : " Le temps est accompli, le royaume de Dieu est proche. "

Luc, chapitre 10, versets 9 à 11 : les soixante dix sont partis, ils doivent dire : " Le royaume de Dieu s’est approché de vous. "

Matthieu, chapitre 12, verset 28 : Jésus déclare lui-même : " le royaume de Dieu est donc venu vers vous. "

Luc, chapitre 17, versets 20 et 21 : Jésus leur répondit : " Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, oui : Il est là. Car voici le royaume de Dieu est au milieu de vous. "

" Que ton règne vienne. " Ce règne est en Jésus, le Christ, le Saint de Dieu, Emmanuel, Dieu avec nous. Jésus a pu dire : " Celui qui m’a vu a vu le Père " (Jean, chapitre 14, verset 9).

Mais les hommes se sont écriés dans la parabole du royaume de Luc, chapitre 19, versets 11 à 14 : " Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. "

Et lorsque Pilate dit aux juifs : " Voici votre roi ", ils s’écrièrent : " Ote, ôte, crucifie-le ! " (Jean, chapitre 19, versets 14 et 15.

Israël et le monde ont rejeté JESUS, le royaume au milieu du monde.

Mais ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur naissent de nouveau, ils voient et ils entrent dans le royaume de Dieu (Jean, chapitre 3, versets 3, 5).

Pendant 40 jours après son rejet, Jésus, le royaume de Dieu, reste caché parmi les disciples puis Il est enlevé (Actes, chapitre 1, verset 3).

Mais les disciples doivent attendre. La présence de Dieu, le royaume, reviendra sous une autre forme.

C’est la Pentecôte, la venue de l’autre consolateur, l’Esprit de Vérité, qui prendra ce qui est à Jésus et nous l’annoncera (Actes, chapitre 1, verset 8 ; Jean, chapitre 16, versets 5 à 15).

Le règne de Dieu vient sur la terre par le Saint-Esprit dans l’Eglise, dans chaque croyant, dans chaque disciple du Seigneur Jésus.

" Que ton règne vienne " signifie : Tu as mis ton royaume en moi, que par moi il s’étende à d’autres par mon témoignage, par ma vie, la vie de Christ en moi. 

Actes, chapitre 20, verset 25 à 27 : L’apôtre Paul en véritable serviteur de Dieu dit : " … j’ai passé en prêchant le royaume de Dieu. "

1 Corinthiens, chapitre 4, verset 20 : Paul dit encore : " Car le royaume de Dieu ne consiste pas seulement en paroles, mais en puissance. "

Galates, chapitre 5, versets 19 à 21 : " Or les œuvres de la chair sont….  ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. " Ils ne peuvent donc pas le communiquer, ni prier " que ton règne vienne. "

2 Thessaloniciens, chapitre 1, versets 3 à 5 : Lire tout le passage. " Pour que vous soyez jugés dignes du royaume de Dieu. " 

2 Pierre, chapitre 1, versets 5 à 11 : " à cause de cela même faites tous vos efforts pour… " C’est ainsi en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. " 

Ainsi, dès maintenant, le règne de Dieu viendra pleinement en nous et nous le communiquerons à d’autres.

3. " Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel "

Au ciel, la volonté de Dieu est faite par les séraphins, les chérubins, les archanges, les anges, tous les êtres célestes du royaume de Dieu.

Mais nous savons qu’au ciel, il y a eu une rébellion, celle de Satan et ses anges " qui ont péché, et qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure " (2 Pierre, chapitre 2, verset 4 ; Jude, verset 6).

Il y a donc un combat dans le ciel, et un jour ce sera le grand combat, la guerre qui précipitera Satan et ses anges hors du ciel, sur la terre.

Au même moment, le règne, le royaume de Dieu sera proclamé dans une grande réjouissance céleste (Apocalypse, chapitre 12, versets 7 à 12).

" Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. " Cela dépend de nous, disciples du Christ, membres de l’Eglise qui est son Corps. Car il est écrit : " Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort " (Apocalypse, chapitre 12, verset 11).

Il y a une volonté de Dieu faite au ciel, elle est victorieuse sur la puissance des ténèbres.

Il y a une volonté de Dieu à faire sur la terre. Elle est faite par le Saint-Esprit, puissance de Dieu donnée à l’Eglise, et par tous ceux qui marchent dans la puissance de l’Esprit en véritables témoins.

Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez MES TEMOINS (Actes, chapitre 1, verset 8).

Etre ses témoins, c’est faire sa volonté.

Jésus manifestait la volonté de son Père. Il pouvait dire : " Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé ". Lire Jean, chapitre 4, verset 34 ; chapitre 6, versets 38 à 40 ; Jean, chapitre 7, verset 17.

Le disciple du Seigneur, le croyant, doit connaître la volonté du Père. Il veut que nous connaissions le mystère de sa volonté, nous devons comprendre quelle est la volonté du Seigneur.

Nous devons être remplis de la connaissance de sa volonté. Si nous accomplissions sa volonté, nous obtiendrions ce qui est nous promis, de nous rendre capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, pour vivre selon sa volonté.

Celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement (Romains, chapitre 12, verset 2 ; Ephésiens, chapitre 1, verset 9 ; chapitre 5, verset 17 ; Colossiens, chapitre 1, verset 9 ; Hébreux, chapitre 10, verset 36 ; chapitre 13, verset 21 ; 1 Pierre, chapitre 4, verset 2 ; 1 Jean, chapitre 2, verset 17).

D’après ces passages bibliques qui se rapportent aux trois appels de la prière type de Matthieu, chapitre 6, nous voyons que tout dépend de nous. 

Si nous sommes des disciples remplis du Saint-Esprit, et entièrement consacrés au Seigneur Jésus, son nom sera sanctifié, son règne se manifestera, et sa volonté sera faite sur la terre, comme au ciel.

4. " Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien "

Par ce " donne-nous aujourd’hui ", nous entrons dans les quatre appels à une entrée présente dans la dépendance de Dieu, dans une pleine entrée dans son règne maintenant, EN nous, et PAR nous, ses enfants sur la terre.

" Donne-nous le pain de ce jour. " Des millions d’êtres humains, aujourd’hui dans le monde, ont faim, un grand nombre de personnes meurt de faim tous les jours.

Crient-ils à Dieu, le connaissent-ils ? Ne devrions-nous pas les secourir, dans la mesure de nos possibilités ? Avec Georges Muller, Hudson Taylor, et une nuée de témoins qui ont vécu et qui vivent par la foi, " faisant connaître leurs besoins à Dieu seul " (Philippiens, chapitre 4, versets 6 et 7).

Nous pouvons attester que si un enfant de Dieu manque du pain " d’aujourd’hui ", le Seigneur enverra, au moment même, la nourriture du jour. Nous le proclamons, nous l’avons vécu, nous le vivons.

Mais des millions de chrétiens traditionnalistes, chaque jour ou chaque dimanche, récitent leur prière en disant : " Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ", et ils l’ont en abondance, avec de grandes réserves, gaspillant la nourriture qu’ils possèdent. N’est-ce pas un blasphème ?

Demander quand on a eu en abondance, et qu’il y a des appels constants pour des chrétiens dans des pays de l’Est, en Asie, mais aussi en Amérique du Sud, en Afrique, et en Europe parmi les réfugiés et d’autres.

Pour le chrétien, dans ce même chapitre 6 de Matthieu, aux versets 25 à 34, nous avons les lois spirituelles que nous devons vivre concernant nos besoins.

Les versets 32 à 34 nous donnent une conclusion assez claire de ce que nous devons faire.

Pour nous, enfants de Dieu, notre prière pour chaque jour doit correspondre à une faim et une soif d’entendre (de recevoir) les paroles de l’Eternel (Amos, chapitre 8, verset 11).

C’est une recherche poussée par une faim et une soif spirituelles, de faire la volonté de Dieu (Jean, chapitre 4, verset 34 ; Matthieu, chapitre 4, verset 4).

C’est aussi demander au Seigneur Jésus qu’Il soit réellement chaque jour notre pain de vie (Jean, chapitre 6, versets 41 à 63).

" Donne-nous " implique une dépendance journalière, constante, de Dieu, du Seigneur Jésus. Mais notre mesure sera récompensée par une bonne mesure du Seigneur (Luc, chapitre 6, versets 37 et 38).

Ce qu’on désire qu’on nous fasse, faisons-le aux autres. Donnons à ceux qui sont tourmentés par leurs besoins matériels ou spirituels : " on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. "

" Seigneur ! Aujourd’hui donne-moi de vivre de TOI, que je donne comme je dois donner, afin que je reçoive ce dont j’ai besoin, selon les richesses de ta grâce.

5. " Pardonne-nous… comme nous… Pardonnons… "

Comment pouvons-nous prier ainsi sans penser aux versets 14 et 15 du même chapitre ? (Matthieu, chapitre 6 versets 14 et 15).

Si nous pardonnons, il nous sera pardonné, si nous ne pardonnons pas, il ne nous sera pas pardonné.

Voyons Matthieu, chapitre 18, versets 23 à 35. Une parabole sur la remise des dettes, du pardon.

Lisons tout le passage et arrêtons-nous au verset 35 : " C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur. "

Dans Marc, chapitre 11, versets 25 et 26, nous avons les mêmes affirmations. 

Pouvons-nous sans crainte prier : pardonne-nous comme nous pardonnons ?

Ne devrions-nous pas avant tout demander au Seigneur de nous aider à mettre en pratique Colossiens, chapitre 3, versets 12 à 15 :" Pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ".

(Ephésiens, chapitre 4, versets 31 et 32) : " …. vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. "

" S’il est possible, autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous les hommes " (Romains, chapitre 12, verset 18).

6. " Ne nous induis pas en tentation "

7. " mais délivre-nous du malin "

Le verbe ISPHERO se trouve dans sept textes du Nouveau Testament.

C’est la pensée ‘ introduire dans ‘, qui prévaut.

En ce qui concerne la tentation : " Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne " (Jacques, chapitre 1, verset 13).

C’est pourquoi ce sixième appel est lié au septième : " MAIS délivre-nous du malin ".

Le Malin, Satan, le diable est : le tentateur (Matthieu, chapitre 4, versets 3, 5).

C’est Satan qui se présente devant l’Eternel. Lire Job, chapitre 1, versets 6 à 12 ; Chapitre 2, versets 1 à 7. Il est " l’accusateur des frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit " (Apocalypse, chapitre 12, verset 11).

Il se présente devant Dieu, nous accuse, il provoque Dieu, lui reproche sa bénédiction et sa protection sur nous.

Dieu, dans sa justice, va permettre l’épreuve et autorise Satan à nous tenter, à nous introduire dans l’épreuve, mais il donne une limite à la tentation du malin (Job, chapitre 1, verset 12 ; chapitre 2, verset 6).

1 Corinthiens, chapitre 10, verset 13 : " et Dieu qui est fidèle ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces. "

Lorsque nous demandons à Dieu de ne pas nous introduire dans la tentation, " il préparera " dans l’épreuve, " le moyen d’en sortir, afin que nous puissions supporter la tentation. "

" Délivre-nous du malin ", c’est appeler CHRIST, Il est notre avocat, (1 Jean, chapitre 2, versets 1 et 2 ; Hébreux, chapitre 9, verset 24 ; chapitre 7, verset 25).

Voyons un exemple de son intervention en faveur du souverain sacrificateur Josué dans Zacharie, chapitre 3, versets 1 à 5.

Josué a des vêtements sales, debout devant l’ange de l’Eternel (Jésus dans l’Ancien Testament). Satan est là pour l’accuser, mais il est réprimé par l’intervention de l’ange de l’Eternel.

Josué est purifié de ses iniquités et revêtu d’habits de fêtes, de la joie du pardon. L’ange de l’Eternel (Jésus) est là.

Ephésiens, chapitre 6, verset 11 : Nous devons revêtir toutes les armes de Dieu, versets 12 à 17, afin de tenir ferme contre les ruses du diable.

2 Pierre, chapitre 2, verset 9 : " Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux. "

1 Pierre, chapitre 1, versets 6 à 9 : " … afin que l’épreuve de votre foi plus précieuse que l’or périssable… ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. "

" Car c’est à TOI qu’appartiennent, " dans tous les siècles… "

Colossiens, chapitre 1, versets 12 à 20 : " Le royaume du Fils de son amour ". " Il est l’image du Dieu invisible. "  " Tout a été créé par LUI et pour LUI. "

1 Corinthiens, chapitre 15, versets 25 à 28 : " Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. " " Lorsque toutes choses lui auront été soumises… le Fils Lui-même sera soumis… afin que Dieu, soit TOUT en TOUS. " " Le règne, La Puissance et La Gloire, Amen "

Apocalypse, chapitre 19, versets 6 à 8 : " … une voix d’une foule nombreuse… disant : Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans son Règne. " " Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-Lui gloire. "

Père céleste, enseigne-nous, afin que nous vivions nos prières et que tu puisses les exaucer, pour la plus grande gloire de ton nom. 

Amen


Le combat dans la prière

Colossiens, chapitre 4, verset 12 : " Epaphras, … ne cesse de combattre pour vous dans ses prières. "

2 Corinthiens, chapitre 10, versets 4 à 6 : " Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes par la vertu de Dieu. " " Nous renversons les raisonnements. "

Ephésiens, chapitre 6, versets 10 à 18 : " Fortifiez-vous… revêtez-vous de toutes les armes de Dieu…. tenir ferme contre… lutter contre… pouvoir résister… tout surmonter… Tenez donc ferme : ayez…, revêtez…, mettez…, prenez…, prenez aussi… Faites-en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications… "

2 Corinthiens, chapitre 6, verset 7 : " Mais nous nous rendons à tous égards recommandables … par les armes offensives et défensives de la justice. "

Notre combat dans la prière est contre les puissances des ténèbres.

Ephésiens, chapitre 6, nous l’enseigne clairement, ce n’est pas contre la chair et le sang. Le combat dans la prière met en mouvement les armées célestes.

Le livre de Daniel nous le prouve (Daniel, chapitre 10, versets 12 à 14, 20 et 21).

Elisée connaissait cette réalité (2 Rois, chapitre 6, versets 8 à 23), spécialement aux versets 17 et 18.

Israël l’a déjà vécu dans le désert (Exode, chapitre 17, versets 8 à 16).

Le Seigneur Jésus, au-dessus de tous et dans un combat extrême, a connu le combat dans la prière (Matthieu, chapitre 26, versets 36 et 37).

" Il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses " (Marc, chapitre 14, versets 32 à 36).

" Il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses " (Luc, chapitre 22, versets 39 à 44).

" Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre " (Hébreux, chapitre 5, versets 7 à 10).

Le combat dans la prière, quelquefois n’est pas suffisant (Matthieu, chapitre 17, versets 14 à 21).

La résistance de la puissance des ténèbres met la foi à l’épreuve, suscite le doute, et voilà l’incrédulité qui prend le dessus (versets 16 et 17, 19 et 20).

Il y a une sorte de démons qui ne sortent que par la prière et le jeûne.

La prière et le jeûne

Matthieu, chapitre 6, versets 16 et 17 : Après le passage concernant la prière, dans les versets 5 à 13, le Seigneur Jésus donne aux disciples son enseignement sur le jeûne.

Il ne faut pas que nous jeûnions pour que ceux qui nous entourent le voient.

Au contraire, il faut éviter qu’ils s’en aperçoivent. On ne peut pas toujours l’éviter, mais jeûnons pour Dieu.

C’est de Lui que nous attendons une réponse, un secours, une délivrance.

" Lorsque vous jeûnez ", verset 16. Cette déclaration indique clairement que nous devons jeûner. Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient, les disciples de Jésus non, parce qu’Il était avec eux et ils devaient s’en réjouir.

Quand Jésus leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ce jour-là (Marc, chapitre 2, versets 18 à 22).

Jésus jeûnait, il a fait un jeûne complet avant d’entrer dans son ministère, de suite après son baptême.

" Il fut conduit par l’Esprit dans le désert, où Il fut tenté par le diable pendant quarante jours " (Luc, chapitre 4, versets 1 et 2).

Luc, chapitre 2, verset 37 : La prophétesse ANNE servait le Seigneur dans le jeûne et la prière.

On jeûnait dans l'église primitive

Actes, chapitre 13, versets 2 et 3 : Les anciens de l’église d’Antioche servaient le Seigneur, priaient et jeûnaient.

Actes, chapitre 14, verset 23 : " Les apôtres prient et jeûnent avant d’établir les anciens dans les églises. "

1 Corinthiens, chapitre 7, verset 5 : " afin de vaquer au jeûne et à la prière. "

2 Corinthiens, chapitre 6, verset 4 : " Paul et les autres serviteurs de Dieu se rendaient recommandables… dans les veilles, dans les jeûnes. "

Luc, chapitre 18, verset 12 : " Les pharisiens jeûnaient deux fois la semaine. "

Jusqu’au deuxième siècle, dans les églises locales, on jeûnait deux fois par semaine, les mardis et les vendredis.

Ne devrions-nous pas revenir à cette pratique du jeûne, si nous voulons vivre l’intensité de la vie spirituelle des premiers temps ?

Qu'est-ce que le jeûne ?

Nous voulons voir ce qu’en dit la Parole de Dieu.

Esaïe, chapitre 58 : Dans les versets 1 à 5, le prophète nous révèle le jeûne auquel l’Eternel ne prend pas plaisir.

Versets 6 et 7 : " Voici le jeûne auquel je prends plaisir " : chacun de nous devons méditer les huit propositions de ces 2 versets des Ecritures.

Ce sont des exercices spirituels pratiques qui doivent accompagner notre jeûne. Sinon pourquoi nous priver de nourriture, nous mettre à part pour un temps si nous ne savons pas obéir aux appels du Seigneur. Mais si nous obéissons, Dieu bénira.

(Versets 8 à 14), dans ces versets, il y a trois " Alors " (versets 8, 9, 14) ; qui sont liés aux exaucements de Dieu.

Comme les " si " nous rappellent les lois spirituelles qui sont à la base de toute notre vie avec le Seigneur et spécialement si nous le suivons sur le chemin du jeûne et de la prière.

Selon la Parole de Dieu le jeûne est une abstinence totale :

1. de nourriture, (Luc, chapitre 4, verset 2) : " Il eut faim. "

2. de nourriture et de boissons (Esther, chapitre 5, verset 16).

3. de nourriture et de relations conjugales (1 Corinthiens, chapitre 7, verset 5).

Nous voulons de suite faire remarquer que l’abstention de boissons ne doit se faire que sous une direction de Dieu.

Le corps peut très bien vivre pendant les quarante jours du jeûne complet. Il ne peut en retirer que du bien.

L’enfant de Dieu qui jeûne perdra du poids, dont il n’a pas à s’inquiéter. Mais il faut un miracle de Dieu pour vivre sans eau.

La déshydratation conduit à la mort, seul le miracle de Dieu peut maintenir la vie sans apport d’eau (Exode, chapitre 34, verset 28).

Il faut être conscient que prendre n’importe quel aliment solide ou liquide pendant le jeûne, rompt le jeûne. L’eau n’est pas un aliment.

On peut faire un jeûne partiel, c'est-à-dire se limiter à une nourriture particulière (Daniel, chapitre 1, versets 12 à 16). On voit qu’il faut le faire avec un but précis.

Pourquoi jeûner ?

1. On peut jeûner pour des raisons personnelles :

a) Ranimer notre foi.

b) Renforcer notre vie de prière.

c) Une vie selon et remplie du Saint-Esprit.

d) Une aspiration, une recherche des dons spirituels.

2. On peut jeûner pour des raisons de service :

a) Réaliser une vie selon Esaïe, chapitre 58, versets 6 à 14.

b) Une direction de Dieu.

c) Un service particulier.

d) Un combat spirituel.

e) Une guérison ou une délivrance particulière.

Comment jeûner ?

Ayez une raison précise pour vous engager dans le jeûne.

Ensuite décidez combien de temps vous voulez jeûner, un, deux, ou trois jours.

Vous pouvez aussi décider d’un jeûne prolongé d’une, deux ou trois semaines (21 jours).

Il est préférable d’être préparé par des jeûnes courts avant de s’engager dans des jeûnes prolongés. Vous pouvez aussi envisager le jeûne complet de 40 jours.

Pour un jeûne prolongé vous expérimenterez que les premiers jours, peut-être jusqu’au septième jour, vous serez tourmenté par la faim, ensuite la faim disparaît complètement jusqu’à la fin du jeûne, alors vous aurez faim (Luc, chapitre 4, verset 2).

On ne voit pas une nécessité de préparation particulière au jeûne. Mais à la fin d’un jeûne prolongé, veillez à ne pas recommencer à manger en prenant de suite un repas abondant.

Il est bien conseillé de reprendre de la nourriture progressivement. Mangez peu mais plus souvent.

Dans nos temps actuels, il est difficile de laisser tous travaux, de s’isoler complètement. Chacun doit jeûner selon ses possibilités.

Rien ne doit nous arrêter. Pendant le jeûne il faut passer le plus de temps possible dans la prière, lire et méditer la Parole de Dieu.

La fin du jeûne

A la fin d’une période de jeûne, nous devons veiller d’une façon toute particulière. Satan est venu attaquer le Seigneur Jésus, à la fin de son jeûne.

Notre Seigneur a été vainqueur par ses réponses : " Il est écrit ".

Il a manifesté, Lui, la Parole faite chair, sa foi en la Parole de Dieu écrite, la Bible. C’est ainsi que nous sortons vainqueurs d’une période de jeûne.

Nous sommes arrivés à la fin des temps.

Nous sommes environnés de puissances de ténèbres déchainées.

Nous devons nous attacher fortement à la Parole de Dieu, persévérer dans la prière et le jeûne afin de vivre en vainqueurs et en conquérants en attendant le glorieux retour de notre bien-aimé Sauveur et Seigneur JESUS, le Fils de Dieu.

Maranatha ! Alléluia ! Jésus revient !