Discipline personnelle
(1 Corinthiens, chapitre 11, versets 23 à 32)
Verset 27 : " C’est pourquoi celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur INDIGNEMENT, sera COUPABLE envers le corps et le sang du Seigneur. "
Il est donc possible de prendre part à la fraction du pain indignement et d’être coupable envers le Seigneur.
Verset 29 : " Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, MANGE ET BOIT UN JUGEMENT CONTRE LUI-MEME. "
Versets 30 à 32 : Nous voyons qu’à Corinthe, le jugement du Seigneur frappait ce qui se rendaient coupables en venant à la table du Seigneur indignement. Veillons afin que Dieu n’ait pas à agir de même au milieu de nous.
Versets 28 et 31 : " Que chacun donc s’éprouve soi-même "-" Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. "
Le chrétien, l’enfant de Dieu, doit donc s’éprouver, se juger. Il doit exercer une discipline sur lui-même et spécialement en rapport avec la fraction du pain.
1 Jean, chapitre 1, verset 8 ; chapitre 2, verset 1 nous donne le chemin à suivre dans cette discipline personnelle.
" Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n’est point en nous. "
Oui, malheureusement, il nous arrive de succomber dans la tentation. Mais, alors, " nous avons un avocat auprès du Père… "
Ce qui est très grave, c’est non seulement de tomber dans la tentation, mais de VIVRE DANS LE PECHE, demeurer dans l’interdit, et malgré cela s’approcher de la table du Seigneur, c’est attirer le jugement de Dieu sur soi.
La discipline exercée par les anciens
Pour ceux qui ne se disciplinent pas eux-mêmes, le Seigneur donne ordre aux anciens (Actes, chapitre 20, versets 17, 28 à 31).
Tout d’abord de "veiller sur eux-mêmes, et sur TOUT LE TROUPEAU sur lequel le Saint-Esprit les a établis surveillants. "
1 Timothée, chapitre 3, verset 15 : Le serviteur de Dieu doit " savoir comment se conduire dans la Maison de Dieu qui est l’Eglise du Dieu vivant, colonne et appui de la vérité. "
1 Corinthiens, chapitre 5, versets 1 à 5 : L’apôtre Paul reproche aux anciens de Corinthe de ne pas être intervenus dans un cas d’impudicité. " Que celui qui a commis cet acte fut ôté du milieu de vous (verset 13). " Otez les méchants du milieu de vous. "
Plus tard, 2 Corinthiens, chapitre 2, versets 5 à 11, l’apôtre Paul rappelle aux Corinthiens que si un homme a été jugé, qu’un châtiment lui a été infligé, ils doivent lui pardonner, le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive (ces déclarations attestent qu’il y a eu repentance sous le jugement).
2 Corinthiens, chapitre 12, versets 20 et 21. Ici encore Paul écrit aux Corinthiens avec une grande fermeté pour que le péché soit jugé et que la Sainteté règne parmi les croyants. Paul n’accepte aucun compromis (1 Timothée, chapitre 18, verset 20).
Discipline envers ceux qui vivent dans le désordre (2 Thessaloniciens, chapitre 3, versets 6 à 15).
Attitude à maintenir nous-mêmes (1 Thessaloniciens, chapitre 4, versets 9 à 11).
Attitude envers ceux qui causent des divisions, des scandales (Romains, chapitre 16, versets 17 à 20 ; Tite, chapitre 3, versets 9 et 10).
Attitude envers l’esprit d’Antéchrist (1 Jean, chapitre 2, versets 18 à 23 ; chapitre 4, versets 1 à 6).
Les différends entre frères (1 Corinthiens, chapitre 6, versets 1 à 9).
Les différends entre frères doivent être jugés, au sein des églises locales par des frères sages, remplis du Saint-Esprit. C’est déjà un défaut d’avoir des procès entre croyants, mais plus grave encore de plaider devant les injustes et non devant les saints.
Ne faut-il pas plutôt souffrir quelque injustice, voire se laisser dépouiller ?
Les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu.
Les divisions, les sectes (1 Corinthiens, chapitre 11, versets 17 à 19).
Verset 17 : L’apôtre Paul souligne le danger de se réunir, de s’assembler non pour devenir meilleurs mais pour devenir pires.
Verset 18 : … " Il y a parmi vous des divisions. "
Le mot division SKISMA se trouve 8 fois dans le Nouveau Testament.
Tout d’abord dans Matthieu, chapitre 9, verset 16, et Marc, chapitre 2, verset 21, où il est traduit " déchirure ".
Une division est une déchirure au sein du peuple de Dieu.
Dans Jean, chapitre 7, verset 43 ; chapitre 9, verset 16 ; chapitre 10, verset 19, il y a divisions parmi les juifs au sujet de JESUS et de son enseignement.
Aujourd’hui encore, il y a des divisions, les uns sont pour et les autres sont contre JESUS, son enseignement et surtout son œuvre parfaite de salut sur la croix.
Les trois autres passages sont de l’apôtre Paul.
1 Corinthiens, chapitre 1, verset 10 : " Une exhortation à tenir un même langage et à ne point avoir de division " …..
Puis notre texte de 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 18 : " Il y a parmi vous des divisions. "
Le dernier texte, 1 Corinthiens, chapitre 12, verset 25.
Au centre de l’exposé sur l’Eglise, Corps de Christ, dont nous sommes tous membres, membres les uns des autres, ne pouvant dire à un autre membre : je n’ai pas besoin de toi.
Mais qu’au contraire les membres aient soin des uns des autres, souffrant ensemble, se réjouissant ensemble.
Alors Paul déclare " afin qu’il n’y ait pas de divisions dans le Corps. "
Revenons au texte de :
1 Corinthiens, chapitre 11, versets 17 à 19 : L’avertissement de Paul quand il reçoit la nouvelle de divisions parmi les Corinthiens : " Je le crois en partie. "
L’apôtre sait que lorsque des bruits courent, il y a toujours exagération, il faut attendre de connaître les deux côtés du conflit.
Verset 19 : " Il faut qu’il y ait des sectes parmi vous afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus. "
Y a-t-il contradiction dans les déclarations de 1 Corinthiens, chapitre 1, verset 10 et chapitre 12, verset 25 : " qu’il n’y ait pas de divisions " (SKISMA) et 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 19 : " Il faut qu’il y ait des sectes (AIRESEIS) " ? Non il y a là deux choses bien différentes, les divisions, ce sont des déchirures, des disputes, des jalousies, concernant des personnes et des enseignements (voir : 1 Corinthiens, chapitre 1, versets 11 à 13 ; chapitre 3, versets 1 à 8 ; chapitre 4, verset 5).
Sectes (AIRESEIS) se trouve 9 fois dans le Nouveau Testament :
Actes, chapitre 5, verset 17 ; chapitre 15, verset 5 ; chapitre 24, verset 5 ; chapitre 24, verset 14 ; chapitre 26, versets 5 ; chapitre 28, verset 22 ; 1 Corinthiens, chapitre 11, verset 19 ; Galates, chapitre 5, verset 20 ; 2 Pierre, chapitre 2, verset 1).
Mais lorsqu’il s’agit de sectes, c’est la doctrine de la foi qui est discutée.
Il y a les "pour " et les " contre " et cela peut aller plus loin jusqu’à l’hérésie.
Mais c’est afin que les approuvés, ceux qui persévèrent dans l’enseignement des Apôtres, dans la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes, (Jude, verset 3), soient reconnus comme tels, au milieu de vous.
Selon Matthieu, chapitre 18, versets 15 à 18, nous voyons qu’il y a une discipline que chaque croyant doit exercer envers son frère qui a péché. Mais nous devons le faire selon l’ordre donné.
1. " entre toi et lui seul "
2. " toi et une ou deux personnes "
3. " s’il refuse de les écouter, dis-le à l’église… "
4. " s’il refuse d’écouter l’église, qu’il soit pour toi comme un païen… "
Exerçons la discipline dans l’amour de Christ (Ephésiens, chapitre 4, versets 31 à 32 ; Galates, chapitre 6, versets 1 et 2).
Qui doit présider à la fraction du pain et rompre le pain ?
L’église étant conduite par un conseil d’anciens (Actes, chapitre 20, versets 17 et 28), il est normal que ce soit un des anciens qui préside et rompe le pain.
Toutefois, soulignons qu’aucun texte des Ecritures ne nous précise qu’il faut que ce soit un serviteur de Dieu établi comme ancien qui doive nécessairement rompre le pain et que dans un rassemblement au sein duquel il n’y a pas de serviteur de Dieu, on doive s’abstenir de rompre le pain.
Nous croyons qu’un simple disciple vivant dans la sanctification et l’onction du Saint-Esprit peut rompre le pain et célébrer le mémorial du repas du Seigneur avec des frères et sœurs, mais que ce ne soit pas dans un esprit d’insoumission aux anciens, de divisions ou de disputes.
Nous pouvons dire la même chose quant au baptême. Il n’est pas nécessaire d’avoir été établi dans un ministère particulier pour être autorisé à baptiser.
Il est normal que ce soit des serviteurs de Dieu qui baptisent, exemple de Philippe l’évangéliste (Actes, chapitre 8, versets 12 et 38).
Mais au chapitre 9 des Actes, nous voyons que le Seigneur choisit un disciple nommé Ananias, donc un simple croyant (verset 10), Ananias va, il impose les mains à Saul pour le baptême dans le Saint-Esprit, pour qu’il recouvre la vue et ensuite il le baptise (versets 17 à 19).
Il n’y a dans l’Eglise, Corps de Christ, ni clerc, ni laïc, mais des membres qui, en bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, mettent au service des autres les dons qu’ils ont reçus (1 Pierre, chapitre 4, verset 10).
Il faut naturellement, constamment rechercher les directions du Saint-Esprit et ne pas agir selon la chair (Jean, chapitre 6, verset 63).
Conclusion
Participer à la fraction du pain, c’est s’approcher de la table du Seigneur. Seuls ses disciples, les siens, ceux qui dans la repentance et la foi l’ont accepté comme unique sauveur, sont appelés à y participer.
Ils sont nés de nouveau et peuvent annoncer sa mort jusqu’à ce qu’Il revienne.
Mais en Matthieu, chapitre 28, verset 19, il y a un commandement : " Allez, faites de toutes les nations des disciples, LES BAPTISANT… "
Au travers de tout le livre des Actes des Apôtres, nous voyons que ceux qui croyaient étaient immédiatement baptisés.
Par le baptême, symbole de la mort et de la résurrection avec Christ, le croyant atteste sa rupture d’avec le passé et son entrée dans une vie nouvelle.
L’église locale répond à cet engagement en l’invitant à la fraction du pain, l’acceptant comme membre du Corps de Christ.
L’ordre biblique des symboles est BAPTEME et ensuite FRACTION DU PAIN.
